lundi 3 août 2009
dimanche 6 juillet 2008
mercredi 5 mars 2008
lundi 21 janvier 2008
Concerts à venir !
jeudi 3 janvier 2008
Sleeping People

Tout d'abord, nos meilleurs voeux 2008, que cette année soit riche en découvertes musicales ! ;)
Sleeping People est un groupe de math rock instrumental fondé en 2002. Certains membres sont issus de Rumah Sakit, autre groupe de math rock signé chez Temporary Residence Limited .
Originaires de San Diego, Sleeping People connait un début de carrière tout à fait chaotique. Après avoir sorti un album éponyme en 2005 et travaillé sur son présent successeur, Joileah Maddock, membre fondatrice du groupe, part pour New-York. Elle est alors remplacée par une autre femme, du nom de Amber Coffman, qui, au bout d’un an, part elle aussi... à New-York, rejoindre un autre groupe. De quoi inciter Joileah Maddock à revenir finir Growing, qu’elle avait laissé en plan !
Creusant sa voie dans la pure veine math-rock, Sleeping People se démarque par la force de ses mélodies et la façon dont les riffs sont présentés. Rien ne donne dans l’excès ou dans la complète déconstruction sonore, et tout est propre même si les dissonances et autres artifices sont de mèche avec les rythmes alambiqués et les superpositions de riffs.
C’est là tout l’attrait de Growing, qui semble de fait beaucoup plus mûr, par ses choix artistiques, que Sleeping People. La production des guitares est claire, laissant respirer les riffs complexes dans un espace ouvert. La batterie et la basse n’en sont alors que mieux mises en évidence. Les morceaux qui semblaient être à la base du remplissage, comme « …Out Dream », « Underland » ou encore « It’s Heart Love Open » ouvrent en fait sur des possibilités musicales étonnantes. Chacun de ces petits morceaux est la composition de l’un des trois instruments (guitare, basse, batterie), dans une veine expérimentale et différente des moments clefs du disque.
Après plusieurs écoutes, on est en droit de se demander quel aurait été le sort de cet album sans la patte absolument géniale de Joileah Maddock ? Son jeu de guitare est la marque de fabrique du groupe et le hasard, la magie de l’interaction ou l’intelligence de vouloir donner au disque des couleurs supplémentaires qui sauvent Growing de la linéarité. L’on pourra toujours trouver des défauts par-ci par-là, comme le choix de certains riffs un peu simples, mais cela pourrait être à nouveau instantanément transformé en qualité. Voilà un disque qui ne se contente pas de la complexité pour la complexité, alternant facilité et indiscutable difficulté. L’équilibre se fait au fur et à mesure des toutes petites quarante-cinq minutes du disque.
Sleeping People est en effet un style à part, subtile mélange, qui combine le côté aggressif et "bourrin" de 65daysofstatic et les mélodies entêtantes à la EITS. Un style plus terre à terre, mais une découverte intéressante cependant pour les fans de rock expérimental :)
samedi 22 décembre 2007
Grails

La musique de Grails est évocatrice, sinueuse et imprévisible. Il est donc logique que tout ce qui a été écrit à leur sujet mentionne combien l'auditeur est rappelé à ses propres expériences, horizons, humeurs ou rêves. Les gens réagissent avec émotion aux chansons puissamment évocatrices du quintet de Portland, Orégon, parce qu'il les contraint à combler eux-mêmes le trou entre musique et langage. Pour citer un sage du 20ème siècle, "la musique instrumentale est une Musique Totale": aucune voix ne peut nous dire comment nous devrions nous sentir, seule la force émotionnelle et troublante de la musique le peut.
Grails a commencé vers la fin des années '90 en tant que projet solo du guitariste Alex Hall. Ayant fait le tour de la scène punk underground locale, il décide que le monde compte suffisamment de groupes de rock. Ainsi donc, il garde sa musique pour lui. Mais le batteur et colocataire Emil Amos (également membre de Holy Sons) encourage Hall à monter un groupe et à jouer ses mini-symphonies en public. Un petit collectif de musiciens locaux talentueux - le violoniste Timothy Horner, ancien élève de Jackie-O Motherfucker; le pianiste/bassiste classique William Slater; et le deuxième guitarist Zak Riles - naît sous le nom de Laurel Canyon, dans le but de jouer quelques concerts isolés. La réaction du public a été si forte qu'un groupe était né, malgré lui.
Laurel Canyon a enregistré et auto-produit deux EP's en 2000 et 2001 sur Pamlico Sounds, joué quelques concerts, et a vite été invité par Michael Gira (Swans, Angels Of Light) à jouer ses premières parties. Sur un coup de tête, Hall envoie une démo à Neurot Recordings et, peu après, a la bonne surprise de se voir offrir de rejoindre le label, par Steve Von Till, co-fondateur de Neurot, par ailleurs également guitariste/chanteur de Neurosis. Les gens du label, pourtant réputé pour ne sortir à la base que de la musique émanant de l'entourage des deux fondateurs (et pas n'importe quel groupe envoyant une démo), ont été si touchés par la musique de Laurel Canyon, qu'ils les ont invités à rejoindre leur catalogue.
Ensuite, tout se met en place rapidement. 'The Burden of Hope' sort sous le nouveau nom du groupe, Grails, en 2003. Il est suivi par leur deuxième album, 'Red Light', en 2004. Récemment, le groupe a enregistré 3 reprises, compilée sur 'Interpretation', leur dernier EP, sorti en octobre 2005. En 2006, le groupe est signé sur Temporary Residence et sort un nouvel album en 2007, Burning Off Impurities.
Son cheval de bataille, c'est la musique instrumentale, mélange de krautrock, de psychédélisme et de post-rock. Des ambiances pour la plupart bluesy, mystérieuses et moyen-âgeuses, voire orientales, qui vous projettent dans une autre dimension !
Grails, Burning off Impurities
mardi 11 décembre 2007
Mogwai
Mogwai est un groupe de musique écossais formé en 1995 à Glasgow et qui est devenu un des groupes les plus influents et les plus exposés de la scène post-rock, et ce dès leur très remarqué premier album Young Team en 1997. En grande majorité instrumentales, leurs chansons sont basées le plus souvent sur une ligne de basse ou de guitare, à laquelle sont apportées au fur et à mesure des variations du thème et autres couches sonores en tout genre. Toujours sur le fil, ces compositions oscillent entre ambiances atmosphériques et violence sonique (leurs concerts se finissent en général dans un chaos complet, sous une pluie de larsen).
Originellement signés sur le réputé label indépendant Chemikal Underground, ils sont également distribués par Matador aux Etats-Unis, et Play It Again Sam Records au Royaume-Uni. Ils possèdent également leur propre label, Rock Action, surnom du batteur des Stooges, Scott Ashton.
Leur nom provient des créatures du film Gremlins. Stuart Brainwaithe à ce sujet, dira qu' "il n'a pas de sens particulier, et nous avons toujours eu l'intention d'en trouver un meilleur, mais comme beaucoup d'autres choses, nous ne l'avons jamais fait".
L'une des particularités du groupe, vient des titres de nombre de leurs chansons, souvent mystérieux, et parfois même dénués de sens. Dans le documentaire The recording of 'Mr. Beast' de Peter Martin Smith, les membres affirment que ces titres n'ont aucune signification délibérée.
Exemples :
* I Choose Horses (Mr. Beast, 2006)
* Moses ? I amn't (Happy Songs For Happy People, 2003)
* Kids Will Be Skeletons (Happy Songs For Happy People)
* We're No Here (Mr. Beast)
* 2 Rights Make 1 Wrong (Rock Action, 2001)
* Punk Rock/Puff Daddy/Antichrist (Come On Die Young, 1999)
Membres :
* Stuart Braithwaite (guitare)
* Dominic Aitchison (basse)
* Martin Bulloch (batterie)
* John Cummings (guitare)
* Barry Burns (claviers, flûte, guitare...)(il rejoint le groupe à partir de Come On Die Young)
A leurs début, Brendan O'Hare, membre fondateur de Teenage Fanclub, sera batteur du groupe, avant d'être remplacé par Martin Bulloch.
lundi 10 décembre 2007
Happy Birthday !
A l'occasion des 1 an du blog, les Blues Brothers vous remercient tout d'abord pour vos 4824 visites (à ce jour !) et pour vos commentaires pour certains, en espérant vous avoir transmis notre passion. Nous allons bien entendu continuer ce blog en vous faisant découvrir un artiste/groupe par semaine (si possible), ainsi qu'en vous transmettant des émotions à travers les différents styles : Post-Rock / Progressive Rock / Classic Rock / Blues / Folk / Jazz / Funk.
+ compte-rendus et annonces de concerts !
En cadeau :
:)
Sur ce, bonnes fêtes de fin d'année !
lundi 26 novembre 2007
The Album Leaf

The Album Leaf est un projet solo de Jimmy LaValle, qui a débuté en 1999 et qui se situe dans un genre post-rock agrémenté de touches de musique électronique minimale et ambient, avec une influence certaine de la formation classique de ce pianiste. Comme beaucoup d'artistes du genre post-rock, The Album Leaf utilise des « bruits » divers tels que des « field recordings » ou des sons de transmission radio.
Le nom de The Album Leaf a été emprunté à une œuvre de Frédéric Chopin (Klavierstuck en mi majeur pour piano « Albumblatt »).
En 2001, The Album Leaf tournait en première partie du groupe de post-rock islandais Sigur Rós. C'est ainsi que le troisième album, In a Safe Place, a pu être enregistré dans le studio du groupe, avec l'aide d'un certain nombre de membres (majoritairement à Sundlaughin, la légendaire piscine-studio d'enregistrement de Sigur Rós) dont Amiina, sa section de cordes. Cet album, encensé par la critique, est devenu depuis une référence en matière d'electropop, au détriment du 4e album, Into the blue again (2006), qui selon certains ressemble à une pâle copie de In a Safe Place.
Jimmy LaValle est un artiste prolifique, ce qui se remarque par le nombre de projets auxquels il a participé, comme Swing Kids, Black Heart Procession, The Locust, Tristeza, GoGoGo Airheart ou encore Telefon Tel Aviv.
The Album Leaf est un post-rock spécial, tempéré par la mélancolie parfois funèbre du pianiste classique Jimmy LaValle. Un groupe "underground" qui mériterait d'être côtée en bourse sur le marché des monnaies peu courantes !
The Outer Banks
dimanche 25 novembre 2007
Philip Glass
Phil Glass, né à Baltimore aux États-Unis, est issu d'une famille juive émigrée de Lituanie, À 19 ans il obtient sa licence à l'Université de Chicago avec une double spécialisation en mathématiques et en philosophie. Il entre ensuite à la Juilliard School de New York où il suit les enseignements de Darius Milhaud. Il part étudier à Paris, de 1963 à 1965, avec Nadia Boulanger qui lui enseigne au conservatoire américain de Fontainebleau l'analyse des compositions de Johann Sebastian Bach (Le Clavier bien tempéré), Mozart (les Concertos pour pianos), et Beethoven. Glass découvre également la musique sérielle de Pierre Boulez, mais affirma qu'elle ne lui donnait « aucune excitation ». En revanche, cette époque à Paris sera pour lui la découverte du théâtre de Jean-Louis Barrault à l'Odéon et de la nouvelle vague française au cinéma avec les films de Jean-Luc Godard et François Truffaut.
À Paris, il travaille sur la transcription de musiques de Ravi Shankar qu'il côtoye pour la composition de la musique du film Chappaqua. L'année suivante, en 1966, il découvre l'Inde, et rentre en contact avec les réfugiés tibétains dans le nord du pays. À noter qu'il rencontrera le Dalaï Lama en 1972. Cette période de travail avec Ravi Shankar lui permettra d'acquérir son style distinctif marqué par les processus graduels, et répétitifs.
De retour à New York, il reprendra contact avec ses anciens camarades de la Juilliard School comme Steve Reich qui commence alors ses créations minimalistes dans les galeries et les lieux alternatifs de Chelsea. Il crée dans les années 70 le Philip Glass Ensemble. Au début des années 1980, Glass a produit le groupe de musique new-wave Polyrock.
Il a notamment collaboré avec différents quatuors, dont le Kronos Quartet pour créer une nouvelle bande originale au film Dracula (1931). Il a aussi travaillé avec Bob Wilson sur Einstein on the Beach ou Godfrey Reggio sur la Trilogie des Qatsi.
Il a été nominé aux Oscars et aux Golden Globes dans la catégorie «meilleure musique», respectivement pour les films The Truman Show et The Hours.
Parlons un peu d'un compositeur de genie , Philip Glass , souvent considerer comme etant trés monotone et repetitif , sa musique laisse place à des sensations de melancolie qui ne laissent pas indiferent !
mercredi 14 novembre 2007
65daysofstatic

Hop, petit article ! :)
Entre Aphex Twin, Roni Size et Mogwai, les Anglais de 65 Days Of Static n’ont pas choisi leur camp. Guitares saturées, drum’n bass affolée, electro frénétique, l’expérience sensorielle unique ne laisse personne indemne. Nés à Sheffield, ils ont recyclé les ruines de l’ancienne gloire industrielle pour en faire un magma sonique flirtant avec le chaos dans des abysses sonores encore plus frappantes. Le quatuor anglais réinvente la bande-son du programme d’essorage 1000 tours/minute de votre lave-linge… on en ressort secoués, lessivés, mâchés… et heureux.
65daysofstatic fait parti des "nouveaux groupes" de post-rock ayant pour influences Mogwai et Explosions In The Sky, une expérience à découvrir...
ICI !
mercredi 7 novembre 2007
Califone
La musique de Califone est une rencontre entre le blues, le folk et la musique électronique. Les chansons ne sont pas sans nous rappeler celles écrites dans les années 70 quand le blues et la country avaient une forte influence pour des groupes comme Fleetwood Mac ou les Stones. Le son de Califone est unique en son genre, le groupe réussi à créer des sons nouveaux notamment grâce aux percussions, à leur façon de jouer de la guitare et d'utiliser les sons électroniques.
Un savant melange de style , qui donne une explosions d'emotions dés la premiere ecoute , le melange Vintage/Modern est parfaitement bien realiser.
Que du bonheur.
Voyez par vous même :
dimanche 28 octobre 2007
Mono

*Membres du groupe :
* Takaakira "Taka" Goto (guitare)
* Tamaki (basse)
* Yasunori Takada (batterie)
* Yoda (guitare)
Mono est un groupe de post-rock originaire de Tokyo (Japon). Tous leurs morceaux sont instrumentaux, et d'une façon générale basés sur des mélodies à la guitare. Le piano et des instruments à cordes apparaissent cependant sur quelques uns de leurs morceaux, souvent de longs mouvement gorgés d'émotions brutes, tout en introspection, explosant lors de ruptures parfois sauvages mais toujours dominés par les instruments.
*Discographie :
* Hey, You (EP, 2000)
* Under the Pipal Tree (LP, 2001)
* One Step More and You Die (LP, 2002)
* New York Soundtracks (Remix album of One Step More and You Die, 2004)
* Walking cloud and deep red sky, Flag fluttered and the sun shined (LP, 2004)
* Palmless Prayer / Mass Murder Refrain (LP, 2005, en collaboration avec World’s End Girlfriend)
* You Are There (LP, 2006)
Désolé pour le si peu d'infos, on peut rajouter cependant que Mono est une des influence notoire de Explosions In The Sky.
Mono, The Kidnapper Bell
Plus que jamais, Mono joue sur le son, passant avec subtilité et aisance d'une atmosphère planante à un mur du son dantesque, de la mélodie au larsen. Du vrai post rock, quoi !
lundi 22 octobre 2007
Tarentel
Tarentel est un quatuor issu de San Francisco. Victimes du réflexe de Pavlov on aboie « slowcore »… On n'aura pas tort à 100%, Tarentel vient bien de la ville qui nous a donné Swell, American Music Club ou les Red house Painters.
Une mélancolie spatiale flotte le long des 74 minutes de leur premier album, From Bone To Satellite (Temporary Residence, 1999), disque fleuve abordant les terrains de prédilection de Mogwai, Scenic, Labradford et Godspeed You! Black Emperor. Pas de chant, mais des kilomètres de marche, de charme.
Leur élégance permet de révéler les plus déchirantes émotions qui soient, le tout sans l'usage des mots. Leurs compositions, principalement instrumentales, sont à lire comme les chapitres d'un roman épique, chaque chanson s'étirant jusqu'à 20 minutes, sans que jamais l'attention ne se relâche. Cinématographique et absolument impressionnant.
Un peu plus tard, The Order of Things (Neurot, 2001) voit l'apparition d'une section de cordes, d'un accordéon, ... Les chansons sont plus courtes d'une part, mais également plus mélancoliques, d'autre part. Ephemera (Temporary Residence, 2002) compile lui cinq 'raretés', dont l'épique 'Looking for Things' (15 minutes qui débutent par une mélodie presque radiophonique, décomposée ensuite pour terminer, crescendo, par une explosion totale). Mort Aux Vaches, qui suit en 2002 (Staalplaat), est un enregistrement live d'un de leur concert de 1998.
Pour être tout à fait complet, signalons que Jefre Cantu, le guitariste de Tarentel, a aussi sorti un EP d'expérimentations digitales intitulé 'Spring' (Dreams By Degrees, 2002), sous le pseudonyme de Colophon.
Ces copains de label d'Explosions In The Sky, Sonna ou encore Halifax Pier, se déplaceront exclusivement pour le Rhâââ Lovely, ne manquez donc pas le concert de ce groupe culte américain !
Qui a dis hypnotique
mardi 16 octobre 2007
Soft Machine

Encore une découverte dans l'univers du rock prog' :)
Soft Machine est un groupe de rock britannique, pionnier dans le psychédélisme. Son nom est inspiré du livre éponyme de William S. Burroughs.
Formé en 1966 à Canterbury par Robert Wyatt (batterie et chant), Mike Ratledge (orgue, piano), Daevid Allen (guitare) et Kevin Ayers (guitare, basse et chant) Soft Machine, dont le nom est le titre d'un ouvrage de William Burroughs : The Soft Machine (Olympia Press-1961), deviendra le groupe phare du rock progressif. Il enregistre son 1er album en avril 1968 à New York (sans D. Allen qui créera le groupe Gong deux années plus tard).
Début 1969, Hugh Hopper remplace K. Ayers à la basse. Le 2e album est enregistré en avril puis le saxophoniste alto Elton Dean rejoint le groupe qui enregistrera le double album « Third » dès les premiers mois de l'année 1970. C'est avec la formation Wyatt, Ratledge, Hopper et Dean que sera réalisé le 4e album. Wyatt quitte le groupe en juillet 1971 pour former Matching Mole, la taupe correspondante, un jeu de mot d'après Machine molle, la traduction littérale de Soft Machine en français.
Artistiquement, Soft Machine est au carrefour de plusieurs genres: pionniers du psychédélisme, ils se sont vite tournés vers le jazz; de plus en plus intrigués par les rythmes complexes, ils confinent au Jazz-rock. L'influence de la Pataphysique et de Dada sur leurs premières productions (le Volume Two est un patchwork de références dadaïsantes, auxquelles viennent s'ajouter des hommages aux créateurs de la musique sérielle) laissera de plus en plus place à une volubilité musicale parfois malvenue. Cette évolution se fait sentir avec le départ des musiciens d'origine : Daevid Allen puis Kevin Ayers et enfin Robert Wyatt, dernier tenant la branche psychédélique qui partira après Third et son magnifique Moon in June, testament de Robert Wyatt dans Soft Machine. Le groupe continue par la suite à exister sous différentes formes après le départ de ses fondateurs, notamment sous la direction de Karl Jenkins.
Un petit article, mais un si long parcours !
Soft Machine mêle à la fois psychédélisme et jazz, ce qui crée une atmosphère tout à fait étrange à la fois très riche musicalement et rythmiquement !
Moon In June
Bilzen Jazz Festival
August 22, 1969
Bilzen Jazz Festival
August 22, 1969
lundi 8 octobre 2007
Syd Barrett

On continue dans la saga Pink Floyd, avec cette fois-ci, Syd Barrett ! :)
Syd Barrett, de son vrai nom Roger Keith Barrett, né le 6 janvier 1946 à Cambridge et mort le 7 juillet 2006 à Cambridge, était un musicien et peintre britannique, principalement connu pour avoir été l'un des fondateurs du groupe Pink Floyd.
Au début des années 1960, il joue dans divers groupes avant de rejoindre le groupe T-Set, formé par Roger Waters, Rick Wright, Nick Mason et Bob Klose, en 1965. Le groupe change de nom lorsqu'il se révèle qu'un autre groupe porte le même nom, et c'est Barrett qui trouve le nouveau nom en juxtaposant les noms de deux joueurs de blues : Pink Anderson et Floyd Council. Ils deviennent donc The Pink Floyd Sound, puis simplement Pink Floyd.
Il incarne un temps le mouvement psychédélique britannique : sa fraicheur d'inspiration, sa musique hantée par l'enfance (See Emily Play), son utilisation des boîtes d'écho, et plus tard son personnage proche de la schizophrénie font sensation.
Principal auteur et compositeur du premier album de Pink Floyd, The Piper at the Gates of Dawn (1967) ses contributions au second, A Saucerful of Secrets, se réduisent à un seul morceau, Jugband Blues. Incompris face à ses problèmes d'addiction et incapable de prendre la mesure des premiers succès du groupe, Syd glisse petit à petit dans un état second qui va pousser les autres membres du Pink Floyd, en décalage, à l'écarter du groupe. Lors des concerts, Barrett est absent, ravagé par les hallucinations dues sans doute à des prises quasi-quotidiennes de LSD qui accentuent sa schizophrénie. Cliniquement, il n'a pas été reconnu comme tel, mais comme le pense son ami David Gilmour, qui le remplaça comme guitariste de Pink Floyd, les drogues ont joué le rôle de catalyseur pour son incapacité à être idolâtré (incapacité réelle puisqu'elle le rend « fou »). Au début de l'année 1968, les autres membres du groupe font appel à Gilmour pour pallier ses déficiences sur scène, mais le groupe ne joue que brièvement à cinq : l'exclusion de Barrett est rendue publique au début du mois d'avril.
Syd enregistre deux albums solo dans les années qui suivent : The Madcap Laughs (1970) et Barrett (1971) puis jusqu'en 1974 d'autres très brèves sessions d'enregistrement publiée en grande partie dans Opel ou disponibles sur Internet, dans les compilations (non officielles) Have You Got It Yet. David Gilmour et Rick Wright l'aident en produisant ses albums. Souvent, Syd arrive en studio sous l'emprise d'acides. Les prises sont aléatoires et Gilmour doit intervenir de temps en temps pour reprendre quelques prises inaudibles. Barrett ne retrouve pas pour autant le succès rencontré avec Pink Floyd. Le second album est enregistré avec les membres de Soft Machine, groupe anglais de la même génération très réputé pour son psychédélisme novateur. Dans un entretien, il déclare que le plus important pour lui est de faire en sorte que chaque album soit mieux que le précédent, et il semble avoir été très satisfait des deux albums sortis sous son nom. Le groupe lui rendra hommage en 1975 dans un album intitulé Wish You Were Here.
Les chansons de Barrett doivent beaucoup à la comptine ; mais c'est sa façon de modeler la structure de la chanson par rapport à la longueur des paroles (Bike), son traitement inédit de la cassure harmonique, sa maîtrise du chaos (Apples And Oranges, qui semble toujours au bord de la décomposition mais tient bon), et son chant grave voir rocailleux, très juste mais aux airs de faux amateur, qui oscille entre le parlé et le chanté, se perdant parfois dans les aigus (Effervescing Elephant) qui rendent son ton intriguant. Il est aussi très doué pour les jeux sur les mots et la provocation dans le ton au service d'atmosphères mélodiques riches et complexes, mais paradoxalement des mélodies simples, dans le sens qu'elles vont droit au but, devenant entêtantes, parfaitement reconnaissables et ciselées telles qu'on les connaît par cœur : c'est semble-t-il une des raisons de l'adulation dont il fait preuve dans les milieux rock.
Les dernières années (décennies) de sa vie, Syd Barrett vit dans la banlieue de Cambridge, s'adonne à ses passions du jardinage et de la peinture. Lui même disait au début des années 1970 qu'il pensait qu'il finirait sa vie en tant que peintre et non en tant que musicien. Ses peintures sont restées inconnues du public à partir du moment où il s'est mis à vivre en ermite. Il a également écrit un livre - non publié - traitant de l'histoire de l'art, et que sa sœur - dans un entretien accordé peu après la mort de son frère - a révélé détenir. Dans le même entretien, elle dit qu'il a perdu tout intérêt pour la musique pop et qu'il écoutait seulement du jazz. Elle explique qu'il disait comprendre ce que les admirateurs attendaient de lui, mais que ça n'était plus lui et donc ne l'intéressait pas. Il vivait reclus par simple choix, ce qui ne l'empêchait pas d'aller par exemple aux musées à Londres. Les états végétatifs ou dépressifs - et la déchéance qui va avec - qu'on lui attribue seraient peut-être des légendes. On ne sait cependant presque rien de ces années-là, ni si les drogues ont eu des séquelles importantes ou pas, ni en quoi sa vie à la fin des années 70 était différente de celle dans les années 80, ou 90, ou 2000 !
Syd Barrett est décédé le 7 juillet 2006 à son domicile de Cambridge à l'âge de 60 ans des suites de complications liées au diabète.
*Albums avec Pink Floyd : The Piper at the Gates of Dawn (1967), A Saucerful of Secrets (1968)
*Albums Solo : The Madcap Laughs (1970), Barrett (1971)
Et oui, nous l'oublions trop souvent notre Syd, c'est lui entre autre qui a donné cette dimension psychédélique à Pink Floyd dans ses débuts, dimension qui a perduré dans les années futures... Il reste un personnage emblématique, et fut un grand artiste. Aujourd'hui, nous lui rendons hommage.
~Syd Barrett's first LSD trip on Summer '66~
jeudi 4 octobre 2007
Richard Wright
Alors hop dans la serie , on aimes , que dis-je , on idole Pink Floyd ! Richard Wright.
Richard William Wright, souvent appelé Rick Wright, musicien britannique, est le claviériste du groupe de rock progressif Pink Floyd. Il est né le 28 juillet 1943 à Londres.
Il entre dans le groupe, appelé à l'époque Sigma 6, en 1965. Même s'il n'est pas un auteur-compositeur aussi prolifique que Roger Waters ou David Gilmour, il a été un compositeur essentiel dans l'écriture de morceaux parmi les plus long du répertoire du groupe comme A Saucerful of Secrets, Echoes ou Shine on You Crazy Diamond. Ses contributions qui connurent le plus de succès commercial sont The Great Gig in the Sky et Us and Them, de l'album Dark Side of the Moon. On peut l'entendre en duo avec David Gilmour dans Let There Be More Light de l'album A Saucerful of Secrets et dans Echoes de l'album Meddle.
Se battant entre des problèmes personnels et des relations de plus en plus chaotiques avec Roger Waters, il est évincé du groupe lors du dernier enregistrement de The Wall. Il est seulement engagé comme musicien intérimaire le temps des concerts de promotion de l'album, en 1980 et 1981. Ironiquement, il est le seul membre du groupe à qui ces concerts ont fait gagner de l'argent : le déficit net a dû être payé de la poche des autres membres du groupe.
Par la suite, Wright travaille sur quelques chansons de l'album A Momentary Lapse of Reason, même s'il n'a pas encore officiellement rejoint le groupe. Il redevient membre à part entière du groupe pour l'album Delicate Sound of Thunder et la tournée qui en découle. Il co-écrit cinq chansons, et en interprète une (Wearing the Inside Out), dans le dernier album studio du groupe The Division Bell. Ainsi, le seul album dans lequel Wright ne participe pas est The Final Cut (toutefois, celui-ci n'ayant pas donné lieu à une tournée, Richard Wright partage avec Nick Mason la qualité d'avoir été présent à tous les concerts du groupe depuis ses débuts).
En 2005, Wright rejoint David Gilmour, Nick Mason et, pour la première fois en vingt-quatre ans, Roger Waters, le temps de quatre chansons lors du Live 8 à Londres. En novembre, il est absent pour l'intronisation de Pink Floyd au UK Music Hall Of Fame suite à une opération de la cataracte.
Il participera tout de même à l'enregistrement de On An Island de David Gilmour et le suivra en tournée en 2006. Roger Waters l'aurait invité à venir jouer lors d'une prestation de The Dark Side of the Moon avec Nick Mason en juillet 2006 mais il aurait décliné, faute de temps avec la tournée de Gilmour et la préparation d'un nouvel album solo.
Discographie en solo :
* Wet Dream (1978)
* Identify (avec Dave Harris - 1984)
* Broken China (1996)
Alalala ,ce Richard , vraiment un organiste/pianiste trés doué , qui sais nous faire peur avec son Hammond et son Binson Echorec.
samedi 29 septembre 2007
Van der Graaf Generator

Van der Graaf Generator est un groupe dit de rock progressif britannique bien que cette appellation soit contestée par Peter Hammill lui-même. Les catégories (en)art rock ou free rock seraient sans doute plus appropriée si la première était sortie de l'aire anglo-saxonne et si la seconde n'était pas restée une figure de style journalistique.
Le groupe est nommé d'après un appareil électrique conçu pour produire de l'électricité statique, le générateur de Van de Graaff.
Le groupe s'est tout d'abord formé en 1967 alors que ses membres étudiaient à l'Université de Manchester. Le trio était composé de Peter Hammill (guitare et chant), Nick Pearne (orgue) et Chris Smith (batterie et instruments à vent). Ils obtinrent un contrat d'enregistrement, mais ne sortirent qu'un simple ('The People You Were Going To') avant de se séparer mi-1969. Pendant ce temps, Pearne fut remplacé par Hugh Banton.
Plus tard en 1969, un nouveau Van der Graaf Generator -- Peter Hammill (guitare, piano et chant), Keith Ellis (guitare basse), Hugh Banton (claviers) et Guy Evans (batterie) -- se forma pendant l'enregistrement d'un album qui fut originellement destiné à être un album solo de Hammill. Cet album, The Aerosol Grey Machine, fut initialement uniquement sorti aux États-Unis.
D'autres changements dans le personnel précédèrent le deuxième album (The Least We Can Do is Wave to Each Other). Ellis fut remplacé par David Jackson (saxophone et flute), tandis que Nic Potter (guitare basse) s'ajouta à la formation. Un nouveau son fut établi, laissant derrière l'influence psychédélique de The Aerosol Grey Machine en faveur de textures plus sombres influencées par le jazz et la musique classique. L'album fut bien reçu et fut rapidement suivi de H to He, Who Am the Only One. Potter s'en alla au milieu de l'enregistrement et le groupe décida de continuer sans bassiste, avec Banton s'y substituant grâce aux pédales basses de son orgue. Robert Fripp de King Crimson contribua à la guitare dans 'The Emperor in His War-Room'.
Le quartet Hammill/Banton/Jackson/Evans qui résulta de 'H to He' est aujourd'hui considéré comme étant la formation 'classique' et enregistra Pawn Hearts, qui est considéré par beaucoup comme étant leur meilleure œuvre. L'album eut beaucoup de succès en Italie, restant à la tête des ventes pendant 12 semaines. Le groupe tourna intensément entre 1970 et 1972, mais cela éprouva Hammill qui partit pour poursuivre une carrière solo.
Sans Hammill, les trois membres restants enregistrèrent en 1973 un album instrumental avec Nic Potter, Ced Curtis et Piero Messina sous le nom 'The Long Hello', auquel firent suite trois albums de qualité moyenne intitulés eux aussi 'Long hello'; une musique proche du jazz rock.
La séparation d'Hammill avec le groupe ne fut pas acrimonieuse et Banton, Jackson et Evans, parmi d'autres, contribuèrent tous à sa musique solo à des moments divers. En 1975, Hammill était prêt à travailler à nouveau avec le groupe et trois nouveaux albums furent enregistrés en 12 mois. Musicalement, la différence principale fut que Hammill jouait désormais de la guitare électrique au lieu du piano et le son, en particulier dans Godbluff, était plus rude.
À la suite de World Record, Banton puis Jackson s'en allèrent. Nic Potter revint et Banton fut remplacé par un violoniste, Graham Smith. Le groupe raccourcit alors son nom en 'Van der Graaf'. Seuls deux albums furent enregistrés, dont un en live, avant que le groupe ne se sépare pour la dernière fois en 1978, encore une fois amicalement.
Un album de 'nouvelles' compositions sortit après la séparation. Time Vaults est une collection d'enregistrements abandonnés ou de répétitions issus de la pause de 1972-1975. La piètre qualité sonore le réserve aux fans ardents du groupe.
La formation classique a occasionnellement joué depuis la séparation. En 1991, ils jouèrent plusieurs chansons lors du quarantième anniversaire de la femme de David Jackson. En 1996, le quartet apparut sur scène pendant un concert de Hammill et Evans pour jouer 'Lemmings'. En 2003, Banton, Jackson, et Evans rejoignèrent Hammill pour jouer 'Still Life' au Queen Elizabeth Hall à Londres.
Suite à ce concert, le groupe s'est réuni et se mit à répéter et composer de nouveaux morceaux durant l'été 2004. Un double album, Present, sort en avril 2005 et une tournée en Europe s'ensuit durant l'été 2005.
2007 voit la sortie d'un double cd, intitulé "Real Time" regroupant le premier concert donné par le groupe en 2005 au Royal festival Hall de Londres, ainsi qu'une nouvelle tournée Européenne mais sans date pour l'instant prévue en France. Pour certain ceci est vécu comme un comble vu l'attachement de ce pays pour le groupe et ce depuis ses débuts. Pour d'autres ceci est hélas la conséquence du défaut de renouvellement de son public et chaque venue en France est vécue avec émotion comme la preuve de la persistance d'une certaine fidélité vis à vis de son public français.
Et voilou, pour clore ce mois de septembre (et oui, déjà !), encore une figure emblématique du "rock prog" :
VAN DER GRAAF GENERATOR <3
Peace.
mercredi 19 septembre 2007
The Who
The Who (en français, littéralement, "les Qui") est un groupe de rock britannique créé en 1964. Considéré comme l'un des symboles des années 1960, The Who a eu une influence majeure sur la musique rock dans son ensemble. On lui doit notamment les chansons My Generation et Won't Get Fooled Again.
Pratiquant au départ un rock'n'roll explosif que l'on désigne sous le terme de Maximum R'n'B et qui annonçait le mouvement punk, The Who est le pionnier de nombreux autres styles, dont une musique rock davantage réfléchie et influencée par l'art en général, tels que les opéras rock.
Dans les années 2000, le groupe est toujours actif.
Il n'y a eu dans l'histoire du groupe que 4 membres officiels :
* Roger Daltrey (né Roger Harry Daltrey) (Londres, 1er mars 1944 - ) : chant, harmonica (membre depuis 1963)
* Pete Townshend (né Peter Dennis Blandford Townshend) (Londres, 19 mai 1945 - ) : guitares, chant (membre depuis 1962)
* John Entwistle (né John Alec Entwistle) (Londres, 9 octobre 1944 - Las Vegas, 27 juin 2002) : guitare basse, cuivres, chant (membre de 1962 à 2002)
* Keith Moon (né Keith John Moon) (Londres, 23 août 1946 - Londres, 7 septembre 1978) : batterie, percussions (membre de 1964 à 1978)
La préhistoire des Who commence en 1961, lorsque Pete Townshend entre à l'école d'art d'Ealing, où il crée avec son ami John Entwistle un groupe de jazz dixieland, The Confederates. Pete y tient le banjo, dont il joue, en plus de la guitare, depuis l'âge de 12 ans, tandis que John, plus éduqué musicalement, joue du Cor français. Ils jouent par la suite tous deux dans The Aristocrats et The Scorpions. Impressionné par la maîtrise instrumentale de John Entwistle, le petit, musclé et impulsif Roger Daltrey, étudiant et ouvrier métallurgiste à ses heures, l'invite à quitter The Scorpions pour rejoindre son groupe de skiffle, The Detours, dont il est le guitariste solo. Townshend, poussé par son ami Entwistle, rejoint lui aussi le groupe peu après en tant que guitariste.
Les futurs Who se consacrent au Rhythm and Blues, et sont rejoints en 1964 par le batteur Keith Moon. La formation historique est au complet, et le groupe rebaptisé The Who, dans un souci, dit-on, de trouver un nom plus court[1]. Il change encore brièvement de nom, fin 1964, pour The High Numbers sous l'influence de leur manager Peter Meaden. Meaden promptement viré, le groupe recouvre le nom de The Who et engage deux nouveaux managers, Kit Lambert et Chris Stamp.
À cette époque, les Who sont associés au mouvement mods, alors même qu'ils n'en ont jamais vraiment fait partie. Vêtus de manière sophistiquée comme les mods, ils pratiquent une musique qui fait le lien entre la musique noire, très prisée de ces derniers, et le rock and roll de leurs ennemis les rockers. Townshend raconte que de la fenêtre d'un hôtel, il a vu un groupe de Mods coincer deux rockers et leur jeter des bouteilles : « Je me suis senti soudain une sorte de pouvoir. Je me suis dit : Ce sont ces gens-là qui viennent écouter notre musique ? ».
Pete Townshend s'installe rapidement comme le personnage central du groupe : ses talents de compositeur et de parolier assurent au groupe ses grands succès, et cela tout au long de sa carrière. La plume de Townshend est pourtant très introspective : la voix de Roger Daltrey permet de diffuser ses propres sentiments et angoisses. Seul John Entwistle pouvait rivaliser en terme d'écriture avec le guitariste. Adepte du cynisme et de l'humour noir, le bassiste écrit et compose une vingtaine de morceaux pour le groupe.
C'est en 1965 que les Who décrochent leur premier hit avec I Can't Explain, une chanson à propos de la difficulté de communiquer de Townshend. Le guitariste a écrit cette chanson, écrite dans un style proche des compositions qu'enregistrent les Kinks, dans l'espoir de convaincre leur producteur, Shel Talmy. Le titre plait à Talmy qui les fait signer avec sa maison de production. Sorti en janvier 1965, le disque ne marche pas jusqu'à ce que le groupe fasse une apparition dans le show télévisé Ready Steady Go!, une émission qui aida à lancer les Who. D'ailleurs, le groupe lui rendit hommage à travers le titre de leur EP Ready Steady Who en 1966[2].
Après ce premier succès, les Who sortent rapidement Anyway, Anyhow, Anywhere, morceau plus pop qui sera le seul jamais composé en commun par Townshend et Daltrey.
La même année sort, produit par Shel Talmy, My Generation, premier album du groupe qui contient de nombreux singles, tels le morceau éponyme où Townshend clame, par la voix de Daltrey, qu'il espère « mourir avant d'être vieux » (« I hope I die before I get old »)[3]. Certains y voient l'origine du mouvement punk. Mais les paroles ne sont pas le seul intérêt du morceau : le guitariste y fait également l'une des premières utilisations enregistrées du feedback et un duo avec Entwistle qui contient des lignes de basse d'une virtuosité jamais entendue à l'époque.
En 1966 sort le single Substitute, qui sera censuré à la radio à cause de lignes comme « I look all white but my dad was black » (« Je parais tout blanc mais mon père était noir »)[4].
Malgré le succès des productions de Shel Talmy (I Can't Explain, Anyway, Anyhow, Anywhere et My Generation), les managers du groupe, Kit Lambert et Chris Stamp, jugent le contrat liant les Who à Talmy trop peu avantageux. Ils s'en délient et signent donc chez Reaction, du groupe Polydor. Après un procès engagé et gagné par Talmy, le groupe lui verse des royalties jusqu'à la sortie de Tommy en 1969[5].
Mais Townshend voit plus loin : à l'image des Beatles, il veut expérimenter davantage dans sa musique et réaliser de véritables albums, cohérents et ambitieux. En 1966, le groupe sort l'album A Quick One, dont la chanson éponyme, qui comporte plusieurs parties distinctes, a été considérée depuis, à la lumière des travaux suivants du groupe, comme un « mini-opéra rock ».
En 1967 sort le single I Can See for Miles, 45 tours le plus vendu de leur histoire. Il est introduit dans le troisième album des Who, The Who Sell Out (« Les Who se vendent »), concept-album qui se présente sous la forme d'une émission de radio, avec jingles et publicités parodiques composées et interprétées par le groupe.
En 1968, ils participent au Rock and Roll Circus avec les Rolling Stones, John Lennon, Eric Clapton et plusieurs autres. Ils y jouent A Quick One While He's Away. La même année sort le très populaire Magic Bus, un single écrit deux ans plus tôt.
À la fin des sixties, la popularité du groupe grandit, et les plateaux de télévision et les lives se multiplient.
En Septembre 1968, Pete Townshend donne une interview au magazine Rolling Stone[6], annonçant son intention de sortir un véritable opéra rock. Il tient parole l'année suivante avec Tommy, qui, s'il n'est pas le premier — cet honneur revient aux Pretty Things - SF Sorrow —, reste l'opéra rock le plus célèbre à ce jour. Métaphore des difficultés de l'enfance de Townshend, Tommy raconte l'histoire d'un jeune enfant sourd, muet et aveugle à cause d'un secret qu'il ne doit avouer à personne : le meurtre de son beau-père par son père biologique (revenu de guerre après des années)[7]. À sa sortie en mai 1969, Tommy est reçu avec enthousiasme par les fans mais avec plus de scepticisme par les non-initiés. Néanmoins, grâce à ses hits Pinball Wizard ou Amazing Journey, le concept-album élargit son public. En avril 1970, les Who présentent Tommy dans sa totalité sur scène au New York Metropolitan Opera House. La version théâtrale de l'oeuvre, lancée par Lou Reizner, est jouée en décembre 1971 au Rainbow Theatre de Londres. Une version légèrement différente de ces concerts enregistrée avec la participation de Ringo Starr, Peter Sellers et l'orchestre symphonique de Londres, sortit d'ailleurs sur Ode Records en 1972[8]. Au final, Tommy propulse le groupe au rang de superstars dans le monde entier, encourageant Townshend à se lancer dans un projet plus ambitieux encore.
C'est dans cette perspective que Pete Townshend écrit et compose la chanson Pure and Easy, ce qui devait être le « pivot central » d'un très prometteur projet sur lequel les Who s'attellent : le projet Lifehouse, un concept assez obscur de disque-concert-show radiophonique basé sur une collaboration active entre les Who et leur public. L'histoire est située dans un avenir où seul le rock peut sauver le monde. Mais le concept est trop ambitieux et échoue à mi-chemin. Les Who ont néanmoins enregistré suffisamment de morceaux pour sortir un album, Who's Next, qui est encore un énorme succès. Fondé en grande partie sur l'utilisation de la dernière invention en date en matière d'instruments de musique, le synthétiseur, Who's Next est le premier album rock à contenir des pistes électroniques préprogrammées qui, contre toute attente, s'intègrent parfaitement bien à la musique des Who. On y retrouve les très populaires Behind Blue Eyes et Won't Get Fooled Again. cet album surpasse Tommy en succès et, de l'avis de la critique, en richesse et inventivité[9].
Avec l'album suivant, Quadrophenia, en 1973, les Who reviennent avec succès à l'opéra rock. Ce disque raconte les tribulations d'un jeune mod, Jimmy, souffrant d'un quadruplement de personnalité (une « quadrophénie », même si le terme est inexact, on devrait plutôt dire « tétraphénie »). Chacune de ses personnalités correspond à un membre du groupe et à un thème musical. L'histoire de Jimmy s'inscrit dans un fond de tensions entre Mods et Rockers, dans l'Angleterre du début des années 1960. L'album, si son succès commercial est inférieur à celui de Tommy, est pourtant plus riche musicalement, avec des claviers et des guitares qui s'interpénètrent parfaitement.
La même année, des mésententes sérieuses entre Pete Townshend, Kit Lambert et Chris Stamp entraînent le remplacement des deux managers par leur assistant, Bill Curbishley.
Après Odds and Sods, une compilation de faces B sortie en 1974, les Who enregistrent en 1975 un nouvel album, The Who By Numbers. Sans le moindre synthétiseur, ce disque est considéré comme le plus « sombre » et personnel de Pete Townshend. Selon les mots d'un journaliste, Townshend, alors en pleine dépression, malmené par sa consommation de drogues et d'alcool, livre avec ce disque une véritable « lettre de suicide »[10]. Peu apprécié de la critique, il se classe tout de même 7ème dans les meilleures ventes d'albums en Angleterre[11].
Le cinéaste anglais Ken Russell réalisa en 1975 Tommy, un film basé sur les chansons de l'album et constituant une mise en scène de l'opéra-rock imaginé par les Who.
Malgré l'échec de The Who By Numbers, les Who rejoignent le studio en 1978 pour enregistrer Who Are You, album plutôt expérimental comprenant plus de claviers que de guitares. Ce disque est pourtant une exploration sonore qui revient à un son plus gai et montre un regain d'intérêt du groupe pour la musique. Mais les Who sont coupés net dans leur élan par la mort subite de Keith Moon, le 7 septembre 1978, d'une overdose du médicament qu'il prenait pour traiter son alcoolisme galopant.
La seule actualité des Who les années suivantes est cinématographique : en 1979 sort un documentaire sur eux, The Kids Are Alright, dont l'excellente BO est plus tard disponible sur disque, et ils produisent la même année une version filmée de Quadrophenia, dans laquelle figure notamment Sting. En 1981 sort Face Dances, suivi l'année suivante par It's Hard. Ces deux albums au son très pop sont bien accueillis par la presse, mais moins par le public qui les boude. Townshend se sent de plus en plus mal à l'aise au sein du groupe, prend de plus en plus de drogues et finit par craquer et dissoudre les Who en 1982, interrompant une séance d'enregistrement pour expliquer aux autres musiciens qu'il « ne peut plus écrire pour les Who ».
Pendant près de vingt-cinq ans, les Who ne sortiront aucun album studio. Chacun se consacre d'abord à sa carrière solo, dont celle de Pete Townshend se révèle la plus ambitieuse jusqu'à Psychoderelict (énième concept-album) en 1993. Le leader guitariste sera ainsi le seul à reprendre sur scène avec le groupe quelques titres issus de ses propres disques.
Daltrey et Townshend en live en 2005
Daltrey et Townshend en live en 2005
Après la mort de John Entwistle en 2002, Un nouvel album studio est enfin enregistré en 2006. Baptisé Endless Wire et proposant notamment un mini-opéra de onze minutes, il est salué par une large critique[12]. Bien que plus introspectif et apaisé que leurs œuvres passées, ce disque très attendu motive avant même sa sortie (novembre 2006), une gigantesque tournée saluée comme le retour au son des années Who's Next.
L'actualité du groupe est également cinématographique. Roger Daltrey développe actuellement un long métrage (prévu pour 2009) qui devrait relater la vie de Keith Moon, intitulé See Me Feel Me: Keith Moon Naked For Your Pleasure[13]. Mike Myers est pressenti dans le rôle du batteur, et Nicolas Cage, fan de longue date, ou Tim Roth pourraient bien incarner Pete Townshend.
dimanche 16 septembre 2007
Genesis

Genesis est un groupe de rock britannique de style progressif, qui a connu un succès important durant les années 1970, 1980 et 1990 avec successivement à la place de chanteur Peter Gabriel, Phil Collins puis Ray Wilson. Les deux premiers jouissent également d'un grand succès grâce à leurs carrières solo.
Avec environ 150 millions d'albums vendus de par le monde, Genesis se classe dans les 30 artistes et groupes ayant vendu le plus d'albums de tous les temps.
*Les membres de Genesis (anciens et actuels):
* Peter Gabriel (Chant, flûte, hautbois, percussions) 1967-1975
* Tony Banks (Claviers, guitare acoustique 12 cordes, chœurs) 1967-2007
* Mike Rutherford (Basse, guitare, chœurs) 1967-2007
* Chris Stewart (Batterie) 1967-1968
* Anthony Phillips (Guitare, chœurs) 1967-1970
* Jonathan Silver (Batterie) 1968-1969
* Jonathan Mayhew (Batterie, percussions, chœurs) 1969-1970
* Phil Collins (Batterie, chant, chœurs) 1970-1996 puis retour en 2007
* Steve Hackett (Guitare) 1970-1977
* Ray Wilson (Chant) 1997-1998
*Les débuts.
Le groupe est formé en 1967 par de jeunes étudiants du collège Charterhouse (situé au sud-ouest de Londres) issus de deux jeunes groupes distincts, Peter Gabriel et Tony Banks, originaires de Garden Wall. Ils sont rapidement rejoints par Michael Rutherford, de Anon et Anthony Phillips.
Genesis enregistre son premier album en 1969, From Genesis to Revelation, suite à un accord conclu avec Jonathan King, compositeur et producteur, lui aussi ancien élève de Charterhouse et qui jouit à cette époque du succès de son 45 tours, Everyone's Gone to the Moon. King trouve le nom du groupe et leur fait enregistrer une série de chansons reflétant le style pop des Bee Gees notamment, qu'il affectionne particulièrement ; Gabriel et Banks sont pour leur part plutôt influencés par les Beatles. King rassemble le tout sur une sorte de concept album, ajoutant des arrangements de violons de son cru. Ce fut un échec commercial complet. Le disque fut même classé par méconnaissance en musique religieuse chez certains disquaires. Le groupe, se sentant manipulé par King, choisit de rompre son contrat. Par la suite, King tentera de profiter au mieux de ses droits sur ces seuls titres de Genesis à travers de multiples rééditions.
Libérés de cet engagement, les membres de Genesis jouent la musique qu'ils veulent et signent avec le nouveau label Charisma Records. Anthony Phillips quitte toutefois le groupe en 1970 après la sortie de Trespass, en raison de désaccords sur la direction musicale du groupe, de problèmes de santé et d'accès de trac sur scène. Le départ de ce membre fondateur est un traumatisme pour Banks et Rutherford. Le groupe s'interroge un temps sur son avenir sans lui. Finalement, chacun renouvelle son engagement, mais le batteur John Mayhew fait les frais de cette reprise en main et, jugé techniquement trop faible pour les ambitions musicales du groupe, disparaît de la formation.
*1970-1971 Recrutement de Phil Collins et Steve Hackett.
Phil Collins répond bientôt à une annonce passée par Genesis dans le journal Melody Maker : le groupe est à la recherche d'un batteur « sensible à la guitare 12 cordes ». Il se voit convié à passer une audition dans la maison de Gabriel. Selon certains documentaires traitant de cette audition, Collins est choisi car contrairement aux autres prétendants, il n'essaie pas d'impressionner les membres du groupe par sa technique mais, tandis que les premiers batteurs auditionnent, il fait quelques longueurs de piscine tout en écoutant les morceaux. Pour sa part, il avouera en entretien qu'il a juste eu à se relaxer dans la piscine en écoutant les autres, retenant ainsi les morceaux à jouer. Volontiers boute-entrain, Collins fait de plus preuve d'une tranquille assurance à la batterie qu'il pratique depuis l'âge de cinq ans.
Peter Gabriel appelle ensuite Steve Hackett, à la lecture de l'annonce que ce dernier a posté dans le Melody : il recherche des « musiciens décidés à s'émanciper des formes musicales en place ». Il est enthousiasmé par un concert du groupe auquel il est invité, et impressionne par son sérieux et sa technique lors de son audition. Il est donc retenu. Genesis sort l'album Nursery Cryme en 1971, contenant notamment The Musical Box et The Fountain of Salmacis.
En 1972, l'album Foxtrot, dans lequel on trouve le morceau de vingt-trois minutes intitulé Supper's Ready ainsi que le titre Watcher of the Skies inspiré par Arthur C. Clarke, assoit la réputation de Genesis en tant qu'auteurs-compositeurs et interprètes. La présence théâtrale exubérante de Peter Gabriel sur scène, qui change de nombreuses fois de costume et raconte des histoires surréalistes en introduction à certaines chanson, fait rapidement du groupe l'un des plus populaires de la scène britannique des années 1970.
1973 marque la parution d'un album désormais classique de Genesis: Selling England by the Pound. Très abouti, avec leur premier single à succès I Know What I Like (in your wardrobe), 17e dans les charts britanniques en 1974, l'abum est quant à lui 3e ; il perce aux États-Unis pour la première fois (70e). Il contient en outre Firth of Fifth, chanson dans laquelle on retrouve un célèbre solo de guitare de Hackett sur une mélodie de Tony Banks.
*1975, Départ de Peter Gabriel.
Peter Gabriel quitte le groupe en 1975, après la tournée et le lancement du concept-album The Lamb Lies Down on Broadway paru en 1974. Il se sent de plus en plus rejeté par le groupe et son mariage ainsi que la naissance de son premier enfant n'ont fait qu'ajouter à son inconfort personnel. Les autres membres écrivent pratiquement toutes les musiques de ce double album sans la participation de Gabriel, Hackett se sent par ailleurs à l'étroit et sort son premier album solo en 1975. Peter Gabriel écrit seul, de son côté, l'histoire et les paroles tenant lieu de fil conducteur. Le premier album solo éponyme de Gabriel (Peter Gabriel), sort en 1977, et inclut le titre Solsbury Hill, une allégorie de son départ du groupe et de la période sombre qui l'a précédé.
Après avoir auditionné plusieurs remplaçants du chanteur principal. « Nous avons eu énormément d'excentriques, à cause de Peter et de ses accoutrements » déclarera Rutherford à ce sujet lors d'un entretien. Genesis se tourne finalement sur Phil Collins, qui officiait déjà au chant sur les chœurs et en seconde voix, et passe ainsi de quintet à quatuor. Bill Bruford intègre le groupe lors de la tournée de 1976 en tant que batteur, rejoint plus tard par Chester Thompson, un ancien de la jazz fusion ayant joué avec Weather Report et Frank Zappa. Thompson prend en charge les percussions, laissant ainsi Collins sous les projecteurs.
*1977, Départ de Hackett et consécration mondiale.
Lorsque Steve Hackett quitte le groupe en 1977, Mike Rutherford se concentre sur les guitares et le groupe devient alors un trio (Collins, Banks, Rutherford), fait reflété par le titre de leur album … And Then There Were Three sorti en 1978. Cet album marque une nouvelle orientation musicale, avec des morceaux courts, bien éloignés de leur épopée progressive avec des morceaux de dix minutes et plus. C'est à ce moment-là qu'apparaissent leurs premiers succès sur les radios américaines, avec entre autres Follow You Follow Me.
L'album Duke leur fournit ensuite deux gros succès avec Turn It On Again et Misunderstanding, devenus disques de platine et la réussite commerciale du groupe se confirme ainsi d'album en album tout au long des années 1980, alimentée par le propre succès de Collins en tant qu'artiste solo jusqu'à son départ du groupe en 1996. Néanmoins le groupe continue de faire, à l'occasion, des chansons plus complexes comme en témoigne l'instrumental Duke's Travel - Duke's End qui cloture l'album.
En 1981 sort l'album Abacab dans lequel le groupe explore de nouvelles voies musicales. Le morceau homonyme, Abacab, en est l'illustration avec un usage immodéré de sons synthétiques nouveaux, principalement sur les claviers et les percussions. Deux ans plus tard sort l'album Genesis (parfois appelé Shapes), qui rencontre un grand succès international. Cet album est jalonné de titres qui, à l'heure actuelle, sont rarement oubliés sur scène : le célèbre Mama, un des plus grands succès commerciaux et critiques du groupe et Home By The Sea, qui renoue avec la tradition des longs morceaux mais interprétés à la « sauce » des années 1980.
En 1986 sort Invisible Touch, album au succès commercial phénoménal (plus de 10 millions d'albums vendus à travers le monde) comprenant des hits radio comme Land Of Confusion, Invisible Touch, Throwing It All Away, mais aussi des morceaux plus progressifs comme Domino ou The Brazilian.
Un nouvel album de Genesis, We Can't Dance connaitra aussi un grand succès international à sa sortie, en 1991. Il est assez équilibré dans sa conception puisqu'il fait aussi bien la part belle aux futurs singles (I Can't Dance, Jesus He Knows Me, No Son Of Mine) qu'aux titres plus longs (Driving The Last Spike, Fading Lights ou Dreaming While You Sleep).
*1997, sortie de l'album Calling All Stations.
Phil Collins décide de quitter Genesis peu de temps après la sortie de We Can't Dance, se jugeant trop pris par sa carrière solo pour gérer en parallèle les productions et concerts avec le groupe. Sa popularité est alors au plus haut, Collins enchainant de nombreux albums (studio, en concert ou compilations de succès) et écrivant plusieurs titres pour des musiques de films.
Rutherford et Banks choisissent de continuer l'aventure et remplacent Phil Collins par Ray Wilson, l'ex-chanteur du groupe Stiltskin. L'album Calling All Stations se vend bien en Europe, mais ne trouve pas son public aux États-Unis, où le hip-hop, le rock alternatif et la pop pour adolescents (« teen pop ») ont supplanté le rock classique dans les ventes.
Genesis se sépare après cet album, mais les différents membres (incluant Phillips et Hackett, mais sans Gabriel) se retrouvent de temps en temps. Tony Banks dit que Genesis se « repose » et Collins exprime l'espoir que les membres du groupe originel, incluant Peter Gabriel, jouent de nouveau ensemble.
*Avenir du groupe de nos jours.
Au cours de l'automne 2005, Steve Hackett, Peter Gabriel et Phil Collins indiquent tour à tour à la presse qu'une réunion est envisagée. Selon eux, la question d'une réunion formelle des cinq membres de la formation « classique » de Genesis, Peter Gabriel, Tony Banks, Phil Collins, Steve Hackett et Mike Rutherford, est sérieusement envisagée et que seules des objections liées aux engagements de chacun pourraient y faire obstacle.
En octobre 2006, Tony Banks, Phil Collins et Mike Rutherford réservent des studios pour une jam session. Phil Collins annonce qu'il s'agit de « voir ce que cela donne », mais que si ces répétitions devaient déboucher sur un album, il n'y aurait pas de grosse tournée mais quelques dates choisies.
En novembre 2006, Phil Collins confirme finalement la reformation de Genesis avec Tony Banks et Michael Rutherford. De ces retrouvailles naîtra le Turn it on Again Tour organisé en deux parties: tout d'abord une tournée européenne en juin et juillet 2007 avec notamment deux dates françaises (Parc des Princes à Paris le 30 juin et Stade Gerland à Lyon le 12 juillet), puis une tournée nord-américaine en septembre et octobre 2007.
Quel parcours ! Genesis est resté un des groupe de rock les plus célèbre de la planète, notamment grâce à son leader Phil Collins, on regrettra cependant des titres moins "progressifs" ces dernières années...
In The Air Tonight...
Do you remember ?
Do you remember ?
Inscription à :
Articles (Atom)


