mardi 1 mai 2007

Jaco Pastorius


Jaco Pastorius (John Francis Pastorius) est un bassiste de jazz américain, né le 1er décembre 1951 à Norristown (Pennsylvanie) et mort le 21 septembre 1987 à Fort Lauderdale (Floride).

John Francis, dit Jaco, Pastorius naît en 1951 en Pennsylvanie. Son père, musicien professionnel (batteur et chanteur) est d'origine allemande et sa mère d'origine finlandaise. Il a 7 ans quand sa famille s'installe en Floride. C'est là que Jaco passe son enfance et s'imprègne de toutes les musiques qu'il peut entendre (musique des Caraïbes, jazz, Rhythm and Blues, rock...).

Il est allé à l'école élémentaire à la St. Clement Catholic School, puis au lycée au Northeast High à Oakland Park. Athlète doué, il a pratiqué de nombreux sports, dont le football américain, le basketball, le baseball. Il semble que son arrogance lui ait valu des déboires assez tôt : à 13 ans, il fut pris en embuscade par un joueur de football énervé contre lui, ce qui lui laissa un poignet brisé, et affecta conséquemment sa capacité à jouer de la batterie.

Il s'initie au piano, à la guitare et même au saxophone. À 15 ans, après une nouvelle opération au bras, il adopte définitivement la basse. Il utilise une basse fretless qu'il s'est bricolée à partir d'une Fender Jazz Bass 1962 en y enlevant les frettes, en recouvrant le manche de plusieurs couches d'un vernis epoxy et en y adaptant des cordes à « filets ronds ».

Il débute dans des orchestre locaux, notamment « La Olas Brass », un groupe de cuivres de neuf musiciens, qui faisait des reprises d'Aretha Franklin, Otis Redding, Wilson Pickett, James Brown et le Tijuana Brass : le bassiste David Neubauer étant parti, il prit la place et commença son ascension irrésistible de bassiste légendaire. Il joue, un temps, sur des bateaux de croisière (il va croiser les musiciens des Wailers et découvrir le reggae en Jamaïque). Il fait une très longue tournée avec les C.C. Riders (alias Cochran's Circuit Riders), le groupe du chanteur Wayne Cochran. Pastorius considérera toujours cette tournée comme la période la plus heureuse de sa vie.

Né "John Francis Pastorius III", son nom de confirmation Anthony produit "John Francis Anthony Pastorius III". Le choix du nom "Jaco" semble avoir été influencé par son admiration pour le joueur de base-ball Jocko Conlon. Une erreur d'orthographe dans une lettre adressée par le pianiste français Alex Darqui aurait orienté son choix vers "Jaco".

Les influences les plus importantes sont, d'après lui : James Brown, les Beatles, Miles Davis, et Igor Stravinsky, qui représentent les quatre sources d'influence principales pour lui - funk, rock, jazz et classique.

D'autres influences citée par lui : Jimi Hendrix, Duke Ellington, Charlie Parker, Paul Hindemith, Frank Sinatra, Tony Bennett, The Band, Santana, Frank Zappa, Bob Marley, Rocco Prestia, Ray Charles, Charles Mingus, John Coltrane, Otis Redding, Cannonball Adderley, Jerry Jemmott et Lucas Cottle (un bassiste néo-zélandais inconnu qui jouait souvent avec lui).

Au début des années 1970, installé à Miami, Pastorius joue dans l'orchestre du multi-instrumentiste Ira Sullivan et donne des cours à l'Université. Là, il rencontre le jeune Pat Metheny qui lui présente le pianiste Paul Bley. En 1974, le groupe de Bley, composé de Metheny, Pastorius et du batteur Bruce Ditmas, enregistre un album (qui, « business oblige », sera réédité ultérieurement sous le titre «Jaco», le bassiste étant entre temps devenu une « vedette »). En 1975, Pastorius joue aux côtés du batteur Bob Moses sur le premier disque de Pat Metheny Bright size life qui est en fait a l'origine la demo de Metheny pour chercher des concerts... ECM distribuera ce disque comme un album produit par la maison.

En 1975, il enregistre pour le label Epic son premier album comme leader, intitulé Jaco Pastorius. C'est cet album qui lui apporte la célébrité. Il est vrai que ce disque est foisonnant et donne un bon aperçu de la virtuosité et du large spectre musical de Pastorius (jazz, rhythm and blues, rock, musique des Caraïbes. On peut y entendre une époustouflante reprise en duo avec le percussionniste Don Alias du standard bebop « Donna Lee » de Charlie Parker, un sublime morceau en solo « Portrait of Tracy » (où Pastorius utilise - largement au delà de ce qui était alors entendu - la technique du jeu mélodique et en accords en harmoniques et démontre que la basse peut être abordée comme un instrument polyphonique), un thème soul « Come on, come over » avec les chanteurs Sam and Dave, des titres jazz fusion ou latin jazz avec Herbie Hancock et Hubert Laws, etc. Cet album sort en 1976, année de sortie de l'album Black Market de Weather Report dans lequel il joue deux morceaux.

La même année, il enregistre, pour la première fois avec la chanteuse Joni Mitchell, l'album « Hejira ».

C'est donc en 1976 qu'il rejoint Weather Report, le groupe de jazz rock fondé par Joe Zawinul et Wayne Shorter dans lequel Pastorius restera jusqu'en 1982. Avec l'arrivée de Pastorius, et grâce au charisme de ce dernier, Weather Report connaît un succès planétaire dépassant largement le petit cercle des amateurs de jazz. Zawinul et Shorter ne s'y trompent pas et Pastorius est co-producteur dès le deuxième album. On peut entendre Pastorius sur les albums Black Market (1976), Heavy Weather - qui contient « Birdland » et « Teen Town » - (1977), Mr Gone (1978), 8:30 (1979), Night Passage (1980) et Weather Report (1982).Joe Zawinul surnomma Jaco "the catalyst" en raison de sa capacité à catalyser l'attention du public.

Pour quantifier l'importance de Jaco dans l'univers du Jazz Rock, citons par exemple la simple phrase publiée quelques années plus tard lors d'un tour d'horizon historique par le magazine "Le Monde de la musique", "fin 82, Pastorius et Erskine quittent Weather Report, mort du Jazz Rock"...

Entre 1977 et 1979, Pastorius est par ailleurs très actif. Il enregistre comme accompagnateur de la chanteuse Joni Mitchell avec le guitariste Pat Metheny et le percussionniste Don Alias « Don Juan's Reckless Daughter » (1977), « Shadows and lights » et « Mingus » (1979) . On peut l'entendre aussi aux côtés du tromboniste Albert Mangelsdorff, d'Airto Moreira, de Flora Purim, d'Herbie Hancock, de Michel Colombier, et même sur le morceau « Une simple mélodie » de Michel Polnareff.

C'est à cette époque que Jaco Pastorius commence à avoir des comportements de plus en plus étranges. Il souffre en effet de trouble bipolaire (névrose maniaco-dépressive) où alternent phases d'euphorie et phases de prostration. Par ailleurs, il consomme beaucoup de drogue et d'alcool. Ceci aboutit à des prestations catastrophiques (le concert à La Havane avec John McLaughlin et Tony Williams, en 1979, est resté l'un des pires souvenirs du guitariste britannique), des dates annulées, des altercations avec des musiciens et des dirigeants de maisons de disques,...

En 1981, Jaco enregistre pour le label Warner Music Group avec un big band monté pour l'occasion, le Word of mouth, un album éponyme. On trouve dans cet orchestre des musiciens comme Don Alias, Peter Erskine, Herbie Hancock, Othello Molineaux, Michael Brecker, Howard Johnson, Hubert Laws, Wayne Shorter, Toots Thielemans,... Ce sont sensiblement les même musiciens qui jouent sur l'album Birthday concert enregistré en public pour les 30 ans du bassiste. Le jeu de Pastorius est à l'époque à son apogée.

En 1982, il enregistre un dernier album, éponyme, avec Weather Report. Pastorius fait une tournée avec le Word of Mouth remonté pour l'occasion. L'orchestre se produit entre autres au Japon (où est enregistré le double album live Twins, dont sera tiré l'album Invitation). Si de nombreux concerts sont merveilleux - comme l'atteste l'écoute des disques - , cette tournée est pour le moins chaotique. Certains concerts sont catastrophiques et les anecdotes sur le comportement « déplacé » du bassiste commencent à remplir la rubrique scandales des journaux. Pastorius doit dissoudre l'orchestre.

Jaco Pastorius enregistre ce qui sera publié après sa mort comme l'album Holliday for pans. Cet album, assez étrange, est essentiellement consacré à l'utilisation des steel drums et met en avant Othello Molineaux, spécialiste de l'instrument. À l'époque, le producteur de la maison de disques refuse de sortir l'album, dont la réalisation a pourtant été coûteuse, considérant la musique enregistrée comme trop hermétique et pensant qu'un tel produit n'aurait aucun avenir commercial. Jaco en restera très frustré. L'album sortira donc dans les années 1990, mais les bandes originales, qui avaient été laissées un peu à l'abandon, se sont retrouvées dans les mains de clones de Jaco, copiant son son et son style. C'est bien dommage de se dire Est-ce Jaco qui joue ou pas?

Pastorius se retrouve donc sans maison de disque et sans orchestre. Ses problèmes psychiatriques sont de plus en plus néfastes à sa carrière. Il enchaîne les accidents (comme la chute d'un balcon en Italie) et les scandales (apparitions sur scène nu, couvert de boue, ivre mort...). Les anecdotes sur ses « excentricités » abondent, parfois amusantes (convoqué en urgence pour une répétition au milieu de la nuit, Brian Melvin trouve le bassiste en train de jouer avec un canard en plastique dans son bain), mais le plus souvent tragiques (lors d'une tournée en Allemagne avec Biréli Lagrène, il saute du bus et est retrouvé le lendemain par la police locale dormant dans la neige vêtu d'un seul t-shirt). Il suit un temps un traitement au Lithium qui le rend apathique. Dès qu'il cesse ce traitement, il redevient incontrôlable.

À partir de 1984, son comportement lui ferme les portes d'une bonne partie de la scène musicale. On peut cependant l'entendre auprès de Mike Stern, Hiram Bullock, Brian Melvin, Biréli Lagrène, etc. Ses concerts et ses disques de l'époque ressemblent malheureusement souvent à des « jam sessions » informelles et bruyantes. Ils ne sont souvent, même si on y trouve parfois de bonnes surprises, qu'un pâle reflet de son génie. Il participe cependant en 1985 à la réalisation d'une excellente vidéo pédagogique Modern Electric Bass.

En 1986, il est devenu sans domicile fixe, dormant à la belle étoile et passant la plupart de son temps à traîner avec des clochards sur un terrain de basket. En juillet, il est interné à l'hôpital psychiatrique de Bellevue (New York). En décembre, il retourne en Floride, habite un temps chez son père avant de reprendre une vie de semi-clochard. Il est régulièrement arrêté par la police, et « interdit de séjour » dans de nombreux clubs de jazz. De même, il est fréquemment éjecté manu militari de concerts d'autres musiciens durant lesquels il essaie de monter sur scène sans y être invité (concert de Carlos Santana à Fort Lauderdale, par exemple).

Un soir de septembre 1987, il est violemment battu par un videur de boîte de nuit, après s'être battu avec le directeur de la boîte, Luke Havan, devant le Midnight Bottom Club à Wilton Manors, Fort Lauderdale. On retrouve Pastorius gisant, ayant perdu un œil et souffrant d'un traumatisme crânien ainsi que d'une pneumonie. Il est conduit à l'hôpital où il meurt 10 jours plus tard en ayant presque pas repris connaissance. La légende dit que son cœur s'est arrêté 3 heures après que l'on eut débranché son assistance respiratoire, alors que son électro-encéphalogramme était plat.

Et oui me diriez-vous "Encore un article super long !" , mais pour une legende comme Jaco Pastorius cela s'impose !

Une légende vivante de la Basse !


La video :



mardi 24 avril 2007

Esmerine


Esmerine est un groupe totalement instrumental, leurs musique est principalement constituer

De percussions, de violoncelle et de marimba.

Parmi les nombreux projets parallèles entourant Godspeed You ! Black Emperor, Esmerine est certainement celui qui rassemble le moins de musiciens et qui dégage une atmosphère des plus pures. En effet, mariant des percussions menées par Bruce Cawdron (GYBE, Set Fire to Flames…) et un violoncelle dompté par Beckie Foon (A Silver Mount Zion, Set Fire to Flames…), Esmerine fonde un couple harmonieux qui ne permet que quelques apparitions (diluées au compte goutte) d'Efrim Menuck (GYBE) pour l'harmonium et de Thierry Amar (GYBE) pour la basse et la contrebasse. Exit les guitares donc.

A peine démarré, on ne peut pas se tromper. On pense GY!BE, à ses cordes, son ambiance, ses crissements et cette musique qui déchire toujours un petit quelque chose en nous à chaque écoute.

Esmerine a sortit deux albums :

  • If Only a Sweet Surrender to the Nights to Come Be True, Madrona/Resonant, 2003
  • Aurora, Madrona, 2005

De la musique très sombre, mélancolique à souhait, je pense que c’est dans cette formation parallèle à Godspeed You ! Black Emperor, qu’on ressent le plus le feeling de GY!BE.

Vraiment un groupe à écouter !

Pas de video par contre cette fois ! Mais deux chansons à ecouter via RadioBlog




mardi 17 avril 2007

Do Make Say Think


Originaire de Toronto et signé sur le label militant Constellation, Do Make Say Think compose des morceaux instrumentaux situés au croisement du rock ambiant, du jazz et de l'électronica.

Le groupe fut formé en 1996 par Justin Small, James Payment et Charles Spearin.

Compostion :

  1. Justin Small (guitare)
  2. Ohad Benchetrit (guitare/sax)
  3. Charles Spearin (basse/trompette)
  4. James Payment (batterie)
  5. David Mitchell (batterie)
  6. Jason Baird (sax)
  7. Brian Cram (trompette)
  8. Julie Penner (violon)

DO MAKE SAY THINK serait-il le secret le mieux gardé de l’autre côté de l’Atlantique ? En 11 d’existence et déjà 6 albums, chaque fois plus aboutis, on est en droit de se demander pourquoi il ne sort pas de son statut de groupe culte pour rencontrer le succès public qu’il mérite.

Peintres d’une musique purement instrumentale, ils partagent avec leurs compatriotes et voisins de label, GODSPEED YOU BLACK EMPEROR !, ce goût pour les explorations sonores sur fond de longues plages qui se déroulent telle une bande originale de film. Leur musique a ce petit quelque chose de touchant, de poignant et de mélancolique qui les propulse définitivement au-dessus de la mêlée. Pourtant, si l’approche est similaire, le résultat, comme les moyens mis en œuvre, sont diamétralement opposés. En effet, bien qu’adoptant un profil identique, les compositions des deux formations, se déclinant sous forme de longs crescendos allant jusqu'à saturation, semblent s'élever dans les airs pour DO MAKE SAY THINK par le biais du poignant lyrisme qu'éructent ses instruments à vent.

Pour résumé , Do Make Say Think est un savant melange de melancolie et de bonheur extrème.

Ce qui pour nous est totalement transcendant !

La discographie :

  1. 2007: You, You're A History In Rust (CD)
  2. 2003: Winter Hymn Country Hymn Secret Hymn (CD)
  3. 2002: & Yet & Yet (CD)
  4. 2000: Goodbye Enemy Airship The Landlord Is Dead (CD)
  5. 1999: Besides (EP)
  6. 1998: Do Make Say Think (CD)

C'est une pur moment de bonheur , intense juste "Admirez "


lundi 9 avril 2007

Souvaris


Groupe de rock instrumental aussi appelé "Post-rock" par certaines presses.

Composition :
  • Aaron Doyle - batterie
  • Dan Layton - guitare, clavier
  • John Simson - clavier, basse
  • David Stockwell - guitare
  • Ian Whitehead - basse, guitare

Souvaris est un quintet originaire de Knebworth/Nottingham/Exeter, Angleterre. Leur rencontre remonte à l'automne 2000, et après plusieurs mois de tractations à propos de leur nom, de leurs chansons, et de la vague possibilité d'être un jour un vrai groupe, ils se rangent finalement à cette idée en août 2001, avec leur premier concert à Coventry, devant un public largement indifférent d'adolescents passablement émechés, attendant impatiemment une reprise de Rage Against The Machine. Les choses se sont cependant rapidement améliorées : invitations à jouer aux showcases du dimanche après-midi organisés par Rough Trade, à Londres, une date avec Rothko, une autre à Oxford avec The Workhouse, et un passage radio dans la légéndaire émission de John Peel. Le point culminant de cette période se situe en septembre 2002, qui voit le groupe sortir son premier 12" sur Telesphere Recordings, le tout augmenté du plaisir de partager la scène avec Explosions In The Sky, qui faisait à l'époque sa toute première tournée européenne.

Depuis lors, Souvaris a sorti un split 7" avec The Workhouse, sur Awkward Silence Recordings, et a joué quelques concerts avec Halifax Pier, Matt Elliot, Saloon et Pram. Leur premier album, 'I Felt Nothing At All', a été enregistré lors de la semaine la plus torride de cette décennie, en août 2003, et comprend 4 longues plages influencées tour à tour par Sonic Youth, Stars of The Lid, Neu!, Explosions In The Sky, Boards Of Canada et Steve Reich. Vu l'intérêt porté sur ce disque par une flopée de labels indépendant éparpillés dans le monde, on peut s'attendre à une sortie proche de l'album. En plus du Rhâââ Lovely Festival, vous pourrez voir jouer Souvaris ce printemps à Paris, Reims, Lille, Genève, Lyon, Toulouse, Bordeaux et Nantes.

Avec leur deux albums , Souvaris nous confirme qu'il on un talent époustouflant , très inspirés de Explosions in the Sky cependant ils on le petit truc qui se détache un peu de tous les autres groupes !

Un groupe vraiment très touchant , mélancolique comme on aimerait en voir plus souvent !


Pour la vidéo , j'en ai trouver une seule visionable ! c'est pendant l'enregistrement de leur deuxieme album , je vous laisse voir par vous même :




jeudi 5 avril 2007

-M-


Matthieu Chedid est un auteur-compositeur-interprète de rock français, plus connu sous le pseudonyme de -M-, l'initiale de son prénom. Il est né le 21 décembre 1971 à Boulogne-Billancourt.

C'est le fils du chanteur Louis Chedid et le petit-fils de l'écrivain et poétesse Andrée Chedid (qui a écrit les paroles de certaines de ses chansons).


Il commence très tôt la musique, en faisant notamment les chœurs pour son père sur la chanson
T'as beau pas être beau, accompagné de sa sœur Émilie en 1978. Il fait ensuite partie des petits groupes, jouant avec Julien Voulzy ou encore Pierre Souchon (les fils respectifs de Laurent Voulzy et d'Alain Souchon). Ils forment d'ailleurs quelques groupes éphémères, comme Tam Tam avec Mathieu Boogaerts, Les bébés fous ou Les poissons rouges.

Sa carrière de musicien l'amène ensuite à accompagner les artistes les plus divers, aussi bien en concert que sur des albums : NTM, Sinclair, Billy ze kick, Nina Morato, Gérald De Palmas ou Faudel. Matthieu Chedid est avant tout un guitariste, admirateur de Jimi Hendrix.

En 1997, il sort son premier album solo
Le Baptême, introduisant le personnage de -M- qu'il se crée (en même temps que sa célèbre coupe de cheveux). Véritable double scénique (un peu à la manière de Ziggy Stardust pour David Bowie), il permet à Mathieu Chedid de se « lâcher » et d'exprimer un univers rempli de candeur. Assez vite c'est par la scène qu'il s'impose, d'abord dans des petites salles et lors de premières parties (il fait notamment l'ouverture de Texas à Bercy, et la première partie des Louise Attaque). Il y joue souvent en solitaire, samplant ses parties guitares. Il connait son premier vrai succès avec la chanson Machistador.

Après avoir collaboré avec Vanessa Paradis, il sort en 1999 son deuxième album
Je dis aime. Cet album contient de nombreux tubes (Je dis aime, Onde sensuelle, Le complexe du Corn-Flakes, Mama Sam), et il y reprend Close to me de The Cure. Il s'en vend plus de 200 000 exemplaires.

Il est souvent accompagné sur scène de Cyril Atef, batteur et percussionniste, et Vincent Segal au violoncelle et parfois à la basse et aux kass-kass (sur Mama Sam), qui forment à eux deux le groupe Bumcello. DJ Shalom fait les samples sur certaines chansons (Le complexe du Corn Flakes notamment). Ses concerts contribuent grandement à son succès. Jouant sur son image, ses concerts sont de vrais spectacles où il fait partager le monde de son personnage, -M-. La scène est agrémentée de couleurs acidulées et de toutes sortes d'objets que l'on croirait sortis du fond de son grenier (ce qui est d'ailleurs en partie le cas).

Il remplit ainsi la mythique scène de l'Olympia, fait une tournée des grands festivals français (Festival des Vieilles Charrues, Francofolies, Solidays) et gagne la Victoire de la musique de l'interprète masculin de l'année. Le CD/DVD Live
Le Tour de M est un souvenir sonore de cette tournée.

En 2001, il décide de rejoindre la bande des Kékés de Brigitte Fontaine, et chante en duo avec elle Les Zazous.

En 2003, -M- sort
Labo M, un disque expérimental et essentiellement instrumental. Après avoir rodé son album au printemps durant une courte tournée (L'Avantour), son dernier album Qui de nous deux ? sort à l'automne 2003. Plus doux, cet album a été marqué par la naissance de sa fille Billie, pour qui a été créée une guitare spéciale, toute rose.

La tournée qui suit est un énorme succès. -M- joue presque toujours à guichet fermé et remplit Bercy par trois fois. Sébastien Martel (guitariste du groupe
Las Ondas Marteles ayant aussi sorti un album solo, Ragalet) rejoint le groupe de musiciens à l'occasion de cette tournée. La tournée finit à Londres après être passée par toutes les grandes salles françaises et la plupart des grands festivals francophones.

Un CD/DVD live sort fin 2005, portant notamment trace de la chanson inédite
En tête à tête.


Matthieu Chedid est selon nous le seul artiste rock français sortant du lot, c'est de même un personnage comique, notamment par sa coupe de cheveux et les paroles de ses chansons.

"La vie est une machine à fric"


Petite démo de la Jamman ;)