samedi 22 décembre 2007

Grails


La musique de Grails est évocatrice, sinueuse et imprévisible. Il est donc logique que tout ce qui a été écrit à leur sujet mentionne combien l'auditeur est rappelé à ses propres expériences, horizons, humeurs ou rêves. Les gens réagissent avec émotion aux chansons puissamment évocatrices du quintet de Portland, Orégon, parce qu'il les contraint à combler eux-mêmes le trou entre musique et langage. Pour citer un sage du 20ème siècle, "la musique instrumentale est une Musique Totale": aucune voix ne peut nous dire comment nous devrions nous sentir, seule la force émotionnelle et troublante de la musique le peut.

Grails a commencé vers la fin des années '90 en tant que projet solo du guitariste Alex Hall. Ayant fait le tour de la scène punk underground locale, il décide que le monde compte suffisamment de groupes de rock. Ainsi donc, il garde sa musique pour lui. Mais le batteur et colocataire Emil Amos (également membre de Holy Sons) encourage Hall à monter un groupe et à jouer ses mini-symphonies en public. Un petit collectif de musiciens locaux talentueux - le violoniste Timothy Horner, ancien élève de Jackie-O Motherfucker; le pianiste/bassiste classique William Slater; et le deuxième guitarist Zak Riles - naît sous le nom de Laurel Canyon, dans le but de jouer quelques concerts isolés. La réaction du public a été si forte qu'un groupe était né, malgré lui.


Laurel Canyon a enregistré et auto-produit deux EP's en 2000 et 2001 sur Pamlico Sounds, joué quelques concerts, et a vite été invité par Michael Gira (Swans, Angels Of Light) à jouer ses premières parties. Sur un coup de tête, Hall envoie une démo à Neurot Recordings et, peu après, a la bonne surprise de se voir offrir de rejoindre le label, par Steve Von Till, co-fondateur de Neurot, par ailleurs également guitariste/chanteur de Neurosis. Les gens du label, pourtant réputé pour ne sortir à la base que de la musique émanant de l'entourage des deux fondateurs (et pas n'importe quel groupe envoyant une démo), ont été si touchés par la musique de Laurel Canyon, qu'ils les ont invités à rejoindre leur catalogue.


Ensuite, tout se met en place rapidement.
'The Burden of Hope' sort sous le nouveau nom du groupe, Grails, en 2003. Il est suivi par leur deuxième album, 'Red Light', en 2004. Récemment, le groupe a enregistré 3 reprises, compilée sur 'Interpretation', leur dernier EP, sorti en octobre 2005. En 2006, le groupe est signé sur Temporary Residence et sort un nouvel album en 2007, Burning Off Impurities.


Son cheval de bataille, c'est la musique instrumentale, mélange de krautrock, de psychédélisme et de post-rock. Des ambiances pour la plupart bluesy, mystérieuses et moyen-âgeuses, voire orientales, qui vous projettent dans une autre dimension !


Grails, Burning off Impurities


mardi 11 décembre 2007

Mogwai


Mogwai est un groupe de musique écossais formé en 1995 à Glasgow et qui est devenu un des groupes les plus influents et les plus exposés de la scène post-rock, et ce dès leur très remarqué premier album Young Team en 1997. En grande majorité instrumentales, leurs chansons sont basées le plus souvent sur une ligne de basse ou de guitare, à laquelle sont apportées au fur et à mesure des variations du thème et autres couches sonores en tout genre. Toujours sur le fil, ces compositions oscillent entre ambiances atmosphériques et violence sonique (leurs concerts se finissent en général dans un chaos complet, sous une pluie de larsen).

Originellement signés sur le réputé label indépendant Chemikal Underground, ils sont également distribués par Matador aux Etats-Unis, et Play It Again Sam Records au Royaume-Uni. Ils possèdent également leur propre label, Rock Action, surnom du batteur des Stooges, Scott Ashton.

Leur nom provient des créatures du film Gremlins. Stuart Brainwaithe à ce sujet, dira qu' "il n'a pas de sens particulier, et nous avons toujours eu l'intention d'en trouver un meilleur, mais comme beaucoup d'autres choses, nous ne l'avons jamais fait".

L'une des particularités du groupe, vient des titres de nombre de leurs chansons, souvent mystérieux, et parfois même dénués de sens. Dans le documentaire The recording of 'Mr. Beast' de Peter Martin Smith, les membres affirment que ces titres n'ont aucune signification délibérée.


Exemples :

* I Choose Horses (Mr. Beast, 2006)
* Moses ? I amn't (Happy Songs For Happy People, 2003)
* Kids Will Be Skeletons (Happy Songs For Happy People)
* We're No Here (Mr. Beast)
* 2 Rights Make 1 Wrong (Rock Action, 2001)
* Punk Rock/Puff Daddy/Antichrist (Come On Die Young, 1999)



Membres :
* Stuart Braithwaite (guitare)
* Dominic Aitchison (basse)
* Martin Bulloch (batterie)
* John Cummings (guitare)
* Barry Burns (claviers, flûte, guitare...)(il rejoint le groupe à partir de Come On Die Young)

A leurs début, Brendan O'Hare, membre fondateur de Teenage Fanclub, sera batteur du groupe, avant d'être remplacé par Martin Bulloch.


lundi 10 décembre 2007

Happy Birthday !


A l'occasion des 1 an du blog, les Blues Brothers vous remercient tout d'abord pour vos 4824 visites (à ce jour !) et pour vos commentaires pour certains, en espérant vous avoir transmis notre passion. Nous allons bien entendu continuer ce blog en vous faisant découvrir un artiste/groupe par semaine (si possible), ainsi qu'en vous transmettant des émotions à travers les différents styles : Post-Rock / Progressive Rock / Classic Rock / Blues / Folk / Jazz / Funk.

+ compte-rendus et annonces de concerts !



En cadeau :



:)

Sur ce, bonnes fêtes de fin d'année !

lundi 26 novembre 2007

The Album Leaf


The Album Leaf est un projet solo de Jimmy LaValle, qui a débuté en 1999 et qui se situe dans un genre post-rock agrémenté de touches de musique électronique minimale et ambient, avec une influence certaine de la formation classique de ce pianiste. Comme beaucoup d'artistes du genre post-rock, The Album Leaf utilise des « bruits » divers tels que des « field recordings » ou des sons de transmission radio.

Le nom de The Album Leaf a été emprunté à une œuvre de Frédéric Chopin (Klavierstuck en mi majeur pour piano « Albumblatt »).


En 2001, The Album Leaf tournait en première partie du groupe de post-rock islandais Sigur Rós. C'est ainsi que le troisième album, In a Safe Place, a pu être enregistré dans le studio du groupe, avec l'aide d'un certain nombre de membres (majoritairement à Sundlaughin, la légendaire piscine-studio d'enregistrement de Sigur Rós) dont Amiina, sa section de cordes. Cet album, encensé par la critique, est devenu depuis une référence en matière d'electropop, au détriment du 4e album, Into the blue again (2006), qui selon certains ressemble à une pâle copie de In a Safe Place.


Jimmy LaValle est un artiste prolifique, ce qui se remarque par le nombre de projets auxquels il a participé, comme Swing Kids, Black Heart Procession, The Locust, Tristeza, GoGoGo Airheart ou encore Telefon Tel Aviv.


The Album Leaf est un post-rock spécial, tempéré par la mélancolie parfois funèbre du pianiste classique Jimmy LaValle. Un groupe "underground" qui mériterait d'être côtée en bourse sur le marché des monnaies peu courantes !


The Outer Banks


dimanche 25 novembre 2007

Philip Glass


Phil Glass, né à Baltimore aux États-Unis, est issu d'une famille juive émigrée de Lituanie, À 19 ans il obtient sa licence à l'Université de Chicago avec une double spécialisation en mathématiques et en philosophie. Il entre ensuite à la Juilliard School de New York où il suit les enseignements de Darius Milhaud. Il part étudier à Paris, de 1963 à 1965, avec Nadia Boulanger qui lui enseigne au conservatoire américain de Fontainebleau l'analyse des compositions de Johann Sebastian Bach (Le Clavier bien tempéré), Mozart (les Concertos pour pianos), et Beethoven. Glass découvre également la musique sérielle de Pierre Boulez, mais affirma qu'elle ne lui donnait « aucune excitation ». En revanche, cette époque à Paris sera pour lui la découverte du théâtre de Jean-Louis Barrault à l'Odéon et de la nouvelle vague française au cinéma avec les films de Jean-Luc Godard et François Truffaut.

À Paris, il travaille sur la transcription de musiques de Ravi Shankar qu'il côtoye pour la composition de la musique du film Chappaqua. L'année suivante, en 1966, il découvre l'Inde, et rentre en contact avec les réfugiés tibétains dans le nord du pays. À noter qu'il rencontrera le Dalaï Lama en 1972. Cette période de travail avec Ravi Shankar lui permettra d'acquérir son style distinctif marqué par les processus graduels, et répétitifs.

De retour à New York, il reprendra contact avec ses anciens camarades de la Juilliard School comme Steve Reich qui commence alors ses créations minimalistes dans les galeries et les lieux alternatifs de Chelsea. Il crée dans les années 70 le Philip Glass Ensemble. Au début des années 1980, Glass a produit le groupe de musique new-wave Polyrock.

Il a notamment collaboré avec différents quatuors, dont le Kronos Quartet pour créer une nouvelle bande originale au film Dracula (1931). Il a aussi travaillé avec Bob Wilson sur Einstein on the Beach ou Godfrey Reggio sur la Trilogie des Qatsi.

Il a été nominé aux Oscars et aux Golden Globes dans la catégorie «meilleure musique», respectivement pour les films The Truman Show et The Hours.


Parlons un peu d'un compositeur de genie , Philip Glass , souvent considerer comme etant trés monotone et repetitif , sa musique laisse place à des sensations de melancolie qui ne laissent pas indiferent !