Jon Gordon Langseth Jr est né le 29 Janvier 1981 à Fargo, dans l'Etat du Dakota du nord aux Etats-Unis. Bien loin des légendes du Chicago blues, il se passionne malgré tout pour cette musique dès l'âge de 12 ans, à la suite d'un concert donné par le groupe "The Bad Medicine Blues Band". Dans la foulée, Jonny obtient sa première guitare pour son 13ème anniversaire et prend quelques cours auprès du leader du groupe. Après quelques mois de pratique, Jonny est prêt à défier son mentor sur scène! Le nouveau groupe s'appelle désormais: "Kid Jonny Lang and The Big Bang" et s'installe à Minneapolis où il joue 3 à 4 fois par semaine. Le groupe réalise même un album sur un label indépendant, "Smokin", dont les ventes atteindront 25000 exemplaires! (à l'échelle régionale). A noter que cet album sera réédité en 2002, notoriété aidant. Cet album attire en tout cas l'attention des producteurs de A&M Records... Jonny est engagé aussitôt!
Tout juste 16 ans, et voilà déjà son premier album solo: "Lie To Me". Cet album laisse entrevoir un artiste incroyablement mature. Jonny s'illustre notamment au travers de brillantes reprises telles que Good morning little school girl... et d'un videoclip (Lie to me) qui aura l'honneur de passer sur MTV et VH-1. Ceci n'est pas sans incidence: c'est l'accession du blues à un grand public.
En parallèle, Jonny commence à multiplier les concerts, faisant notamment les premières parties d'Aerosmith, des Rolling Stones... Mais ses plus grandes idoles sont (on s'en doute presque) B.B. King, Buddy Guy, ou encore Albert Collins avec lequel il partage d'ailleurs la dévotion envers la Fender Telecaster. Cette année-là, Jonny aura l'occasion de jouer avec B.B. King. Les répercussions en terme de ventes sont immédiates.
Après un 2ème album, "Wander This World", un peu moins blues, mais toujours aussi professionnel, il accompagne Buddy Guy sur sa tournée américaine et son album "Heavy Love".
En 2000, il s'essaye même au cinéma, jouant le rôle d'un concierge dans le film "Blues Brothers 2000". Il faudra attendre 2003 pour revoir le jeune artiste au premier plan avec "Long Time Coming".
Aujourd'hui, Jonny forme avec d'autres guitaristes tels que Mike Welch ou encore Kenny Wayne Shepherd la nouvelle génération blues. Le blues n'est plus une musique de grand-père! Il est dépoussiéré et même digne de passer sur certaines grandes chaînes musicales... Qu'on se le dise: le blues n'est pas mort!
Pour clore le sujet, voici une petite vidéo de ce jeune prodige du blues seulement âgé de 26ans !
Bien qu'on ai déjà fait un article sur Pink Floyd ,je voudrais parler un peu plus en détail de David Gilmour !
David Jon Gilmour, musicien britannique, né le 6 mars 1946 à Grantchester, près de Cambridge, est le guitariste, chanteur et un des compositeurs du groupe Pink Floyd.
David Gilmour rejoint le groupe Pink Floyd en janvier 1968, afin d'épauler sur scène le chanteur-guitariste Syd Barrett, dont le comportement devient de plus en plus erratique. En avril 1968, David Gilmour finit par remplacer définitivement Syd Barrett qui, victime de troubles mentaux, est devenu incapable de jouer et de suivre le groupe.
Il deviendra l'un des facteurs majeurs du succès de Pink Floyd à la fin des années 60 et dans les années 70 par sa qualité de jeu à la guitare, et par son chant.
Jusqu'à l'album The Wall (1979), Gilmour alterne essentiellement les compositions et les parties de chant du groupe avec le bassiste Roger Waters. Le rôle de ce dernier deviendra de plus en plus prépondérant jusqu'à leur rupture en 1985. Gilmour prend alors les commandes de Pink Floyd, tandis que Roger Waters engage une bataille juridique pour empêcher l'usage du nom de Pink Floyd pour la sortie de l'album A Momentary Lapse of Reason en 1987 ; il perd le procès.
L'inimitié entre Roger Waters et David Gilmour reste forte et célèbre jusqu'à ce que, à la demande de Bob Geldof, ils acceptent une reformation de Pink Floyd pour le concert londonien du Live 8 en 2005. Ce concert est l'occasion de voir et d'entendre le groupe jouer comme aux plus beaux jours pendant près d'une demi-heure. Néanmoins, après ce concert, Gilmour a toujours démenti les rumeurs de reformation de Pink Floyd avec Waters.
Depuis l'album The Division Bell en 1994 et la grande tournée qui suivit, David Gilmour vit essentiellement en retraité avec sa femme Polly Samson et leurs enfants. Il fait cependant en 2002 un petit nombre de concerts semi-acoustiques, accompagné de quelques musiciens et d'un chœur. Il participe également comme musicien de session, producteur ou ingénieur du son à divers albums et concerts.
En mars 2006, On An Island, le nouvel opus solo de David voit le jour. Les deux fidèles compères Rick Wright (Pink Floyd) et Robert Wyatt (ex-Soft Machine) participent à l'album. L'album est en tête des charts dans de nombreux pays, confirmant ainsi sa popularité. Une tournée internationale suit (avec 2 dates à Paris).
David Gilmour a su créer et développer un phrasé musical unique reconnaissable à la première note : fluidité du jeu, précision dans le choix des improvisations, dramaturgie du mode mineur... Possédant une technique et une inspiration très personnelles, il souligne ses interventions d'une palette sonore riche et colorée. Avec son style très blues mais aussi par coté éthéré il a inventé un nouveau son. Il accorde également une importance énorme à la recherche sonore, notamment par l'utilisation d'un grand nombre d'effets et de matériel. Il est ainsi à l'origine, avec Rick Wright aux claviers, du son de Pink Floyd tel que développé dès, essentiellement, la chanson Echoes.
Un grand merci à toi aussi David ! Un autre genie de la musique mais qui lui , reste encor en vie ! Un style qui vien directement de l'espace , des compositions totalement sublimes (Pense a Echoes)...
All in All , you're just another brick in the wall...
Johnny Winter n'est pas le genre de bonhomme à laisser insensible. Si on ne le reconnait pas aussitôt à ses solo, on finit toujours par le remarquer sur ses pochettes... Il est en effet l'un des rares, si ce n'est l'unique albinos à avoir fait carrière dans la musique! Johnny Winter... ou plutôt John Dawson Winter III, né le 23 février 1944 à Beaumont, au Texas.
Jeune précoce, il enregistre déjà sous le nom de Johnny & the Jammers son 1er single Schoolday Blues sur le "Dart Label" en 59. A part ça, Johnny passe pas mal de temps en tournée dans les Etats du sud avec son frère cadet (de 2 ans), Edgar. A eux deux, adolescents, ils jouent du blues-rock dans bon nombre de clubs.
En 1968, après plusieurs années passées à Chicago à jouer dans des groupes comme "Black Plague" (avec Edgar), ou encore "Gene Terry & The Downbeats", Johnny monte son propre groupe avec son frère aux claviers, Tommy Shannon (futur Double Trouble!) à la basse et John Turner à la batterie. La bande des 4 est alors engagée comme groupe régulier au "New York's Scene" après que le patron des lieux, Steve Paul, ait lu large article concernant Johnny, un excellent guitariste de blues, dans le magazine "Rolling Stone". Paul devient aussi à ce moment-là le manager de Johnny.
L'année suivante, en février Johnny signe chez CBS/Columbia Records un contrat de 300000 $ pour 5 ans. Pourtant, en mai, "Imperial Records" sort un album de Johnny, "The Progressive Blues Experiment" qui se classe 49 dans les charts US. Cet album, enregistré quelques années plus tôt, est alors en compétition avec un 1er album pour la Columbia. Celui-ci sort finalement en juin: "Johnny Winter" (N°24 aux charts US). Les mois suivants seront consacrés à une large tournée, jouant dans différents festivals comme le "Newport '69 Festival", à Denver devant 50000 personnes, au "Newport Jazz Festival", ou encore au "Texas International Pop Festival" devant 120000 personnes, à Dallas. Enfin, en octobre sort une compilation de ses tous premiers enregistrements datant de son époque Chicago-blues et réalisée sous le label "GRT Records": "The Johnny Winter Story".
Le 2ème album, "Second Winter" sort en 1970. Johnny, aidé par son frère, y présente entre autre une reprise de Johnny B.Goode. Entre Johnny, le courant passe! Aussitôt sorti, Johnny part faire un peu de promo au Royaume-Uni et en jouant au "London's Royal Albert Hall" le 17/04 avec Flock avec Steamhammer. Le 04/05, il joue même avec Hendrix lors du concert caritatif "Holding Together" en faveur de Timothy Leary au "Village Gate" à NY. Durant l'été, Johnny partage l'affiche avec entre autre Hendrix, Jethro Tull ou B.B. King lors du "Atlanta International Pop Festival" (Géorgie) devant 200000 personnes; avant de participer à un concert anti-guerre à NY en compagnie de Paul Simon, Janis Joplin, etc... L'année 70 se termine avec l'album "Johnny Winter And"... avec le groupe créé par son frère et Rick Derringer: les "McCoys", à la rythmique. Cet album sera d'ailleurs suivi de peu par le pendant live: "Johnny Winter And/Live" en 1971. Sort encore le single Jumpin' Jack Flash qui est une reprise des Rolling Stones. Mais, après une courte tournée en début d'année, Johnny, sous l'emprise trop forte de l'héroïne, devient rapidement HS et se retire quelques temps.
Ce n'est qu'en juin 1972 qu'il quitte le "River Oaks Hospital", après 9 mois de cure de désintoxication. Encore quelques mois de pause et Johnny revient en avril 73 avec un titre auto-ironique: "Still Alive and Well" qui atteint la 22ème place des charts US. Il faudra encore attendre quelques mois pour qu'il retrouve la route, début 74. On le retrouve ainsi avec Stevie Wonder et Dr John à faire l'ouverture du New York's Bottm Line Club le 13/02. Deux mois plus tard sort "Saints and Sinners".
En 75, c'est sous un nouveau label, "Blue Sky" (chez CBS) que l'album éponyme "John Dawson Winter III" paraît.
L'année 76 est une année riche en concerts. D'abord par la sortie de "Captured Live!" où Johnny exerce en solo; puis par "Together" qui marque les retrouvailles de Johnny et Edgar.
En bon businessman, notre Johnny (pas national!) cumule les bonnes affaires en 1977. Il fait signer le non moins célèbre Muddy Waters sur son label "Blue Sky" et va même jusqu'à le produire sur les albums "Hard Again" (qui recevra un Grammy) et "I'm ready". Sur sa lancée, Johnny part prendre quelques leçons de blues sur scène avec le maître. Le résultat est clair et net, Johnny ne garde rien, à part le blues, "Nothing But The Blues", qui sera suivi de "White, Hot And Blue".
Changement de décor en 1980! Johnny, pour son "Raisin' Cain" fait le ménage dans son groupe. Exit les vieux de la veille pour faire place à Jon Paris (basse) et Bobby Torello (batterie).
A partir de 1984, Johnny change de label et passe sur le label de blues Alligator. En trois ans, trois albums: "Guitar Slinger" (84), "Serious Business" (85), "Third Degree" (86). S'ensuivent quelques rares dates de concert, dont le "San Francisco Blues Festival" en 87. Il reprend vraiment la route en 88 pour une tournée de 23 dates aux USA qui se termine au "Riverwalk Blues Fest" à Fort Lauderdale où il fait déjà de la promo pour son disque à venir "Winter Of '88" paru chez MCA et qui marque, après un long run blues, son retour vers le rock'n'roll. Rock'n'roll attitude encore en 1990 où l'artiste s'embarque dans une grosse tournée aux Etats-Unis. Entre deux blancs, il repart jouer live en mai 91 à l'occasion du "Benson&Hedges 4th Annual Tour" qui débute à Los Angeles. Pas fou, il en profite pour promouvoir son nouveau "Let Me In". La fin de l'année est tout aussi riche puisqu'il part jouer en septembre les invités d'honneur de John Lee Hooker "Mr Lucky", avant de faire un extra londonien au "Town&Country club".
Enfin, Johnny retrouve son frère Edgar live en 92, pour la 1ère fois depuis 15 ans, au "Sting Club" à New Britain (Connecticut). En octobre de la même année, il chante Highway 61 Revisited à l'occasion du tribut à Bob Dylan, à Madison Square Garden à NY, enchaînant juste après sur une grosse tournée US pour la promotion de son album "Hey, Where's your brother?". Celle-ci continue d'ailleurs jusqu'en 93, où Johnny joue de nouveau avec Edgar. Reste un petit souvenir, paru en 94, "White Lightning: Live at the Dallas International Motor Speedway".
Durant la fin des 90's, Johnny ne cesse de tourner à travers les USA avec son frère. L'albinos nous offre même un dernier cadeau avant l'an 2000, le joli "Live in NYC 97" qui sortira en 98 sur le label Pointblank.
Johnny Winter, l'homme plus blanc que blanc, mais au coeur noir comme ses idoles du blues, telles Muddy ou B.B., est décidément bien à part. Un type capable des plus grandes prestations techniques dans ses périodes rock sombres, comme d'un blues le plus indélavable, ne laisse indifférent ni le fan de guitare, ni le bluesman dans l'âme. Encore un guitar-hero, pas assez connu, mais qui espérons le saura encore nous livrer quelques perles...
Et comme d'habitude, une petite vidéo pour clore le sujet ^^ Il s'agit de "Serious As A Heart Attack" joué par une des rares légende du blues qui soit encore vivante ! (désolé pour la qualité du son qui n'est pas terrible...)
McKinley Morganfield est né le 4 avril 1915 à Rolling Fork (Etat du Mississippi). Très tôt, il joue le blues du delta et prend comme nom de scène: Muddy Waters, d'après le surnom que lui donnait sa grand-mère lorsqu'il rentrait tout boueux de ses escapades d'enfant. Dans le Sud il travaille dans plusieurs plantations notamment celle de Stovall et commence a jouer de la guitare dans les juke joints locaux et autres soirées "house rent parties" faites pour payer le loyer.
Il est alors très influencé par Son House qu'il ne manque pas d'aller voir à chacun de ses passages dans la région, il absorbe alors progressivement le style de jeu au bottleneck.
C'est en été 1941 que Muddy se voit offert l'opportunité d'enregistrer deux titres I'll be troubled et Country blues sous l'égide d'Alan Lomax pour le compte de la Library of Congress
Il quitte le sud pour Chicago en 1943 et passe à la guitare électrique, il joue alors avec Blue Smitty et celui qui l'accompagnera longtemps Jimmy Rogers guitariste et harmoniciste. Big Bill Bronzy lui permettra de rencontrer Sonny Boy Williamson et Tampa Red.
Il se fait un nom et devient rapidement une figure emblématique du Chicago Blues, d'aucuns le considèrent même comme le père du style. Il enregistre sous le label des frères "Chess" en 1948. C'est d'ailleurs Muddy qui aidera bien des années plus tard le jeune Chuck Berry à enregistrer sur ce même label Chess.
En pleine vague de "british blues boom" dans les années 1960, il traverse l'Atlantique et donne des concerts en Angleterre. Son jeu fait mouche et inspire une série de jeunes talents dont Led Zeppelin ou les Rolling Stones. Il connaitra une relative baisse de popularité pendant la fin des années 70 lorsque Johnny Winter fan de la première heure et rock star confirmé proposera à Muddy de produire de nouveaux albums sur le label Blue Sky. Il résultera de cette collaboration quatres albums ou Muddy retrouvera même ses anciens sidemen Jimmy Rodgers et Big Walter Horton.
Le 30 avril 1983, il décède à Westmont (Etat d'Illinois). Il est enterré au cimetière de Restvale, à Alsip, près de Chicago.
Un excellent ouvrage sur Muddy Waters sous forme d'une intelligente biographie compartimentée par termes Muddy Waters par Françis Hofstein aux éditions Actes Sud.
Si Albert Collins est né le 3 octobre 1932 à Leona, au Texas; il a cependant passé la majeure partie de sa jeunesse à Houston où il a déménagé dès l'âge de 7 ans. Malgré une formation au piano, le jeune Albert évolue rapidement et change d'instrument, poussé par son cousin Willie Young qui lui enseigne ses premiers riffs de guitare. Albert découvrira ensuite ceux qui allaient l'encourager à faire carrière dans la musique: T.Bone Walker, B.B. King ou encore Lightnin' Hopkins.
En 1949, il débute sa carrière professionnelle et se donne en concert pendant deux ans dans les petits clubs de la ville avec son groupe: les "Rythm rockers". Il rejoint ensuite, dès 1951 le "Piney Brown Orchestra" avec lequel il va faire ses premiers enregistrement studio. Il enregistre ainsi entre 1958 et 1962 un certain nombre d'instrumentaux: Freeze (1958), Defrost, Hot'n'cold, Frost bite, Sno-cone... qui deviennent ses marques de fabrique caractérisées par ce son froid et rigoureux. A l'époque, Collins joue encore uniquement au Texas où il partage régulièrement la vedette avec Lightnin' Hopkins. En 1962, il réussit enfin une percée grâce à son titre Frosty qui se vend à plus d'un million d'exemplaires. Malgré tout, le succès reste assez limité puisque ce titre ne franchira pas les frontières du Texas. En tout cas, ce Frosty l'inspirera au point de sortir quelques années plus tard un album du même nom avec ses titres les plus "cool".
Après trois ans de bons et loyaux services, il quitte le groupe pour devenir un musicien de session à plein temps. Il joue alors avec Johnny Guitar Watson, Willie Mae Thornton et enfin, à partir de 1965, avec Little Richard. C'est d'ailleurs au côté de ce dernier qu'Albert acquiert une reconnaissance accrue. Mais c'est avant tout sur la route que Collins se forge une réputation de bête de scène. En concert, il se fait entre autre remarquer par son câble de guitare de 30 m de long qui lui permet de plonger dans le public pour discuter plus facilement avec. Mais Collins, c'est avant tout un son: le fameux "cool sound" qu'il crée en jouant sans plectre ce qui l'oblige à frapper par à-coups les cordes avec le pouce ou l'index. Enfin, il se distingue par une rythmique puissante entièrement dévouée à son instrument, c'est à dire réduite au duo basse/batterie et un à un piano ou un orgue.
En 1969, par le biais de L. Hopkins; Henry Vestine et Robert Hite des Canned Heat prennent contact avec lui et l'invitent à faire une tournée avec eux. Hite qui considère Albert comme le meilleur guitariste de blues du Texas fait tout pour le faire connaître auprès du public blanc.
Albert s'installe alors à Los Angeles et se fait engager par le label "Imperial Records". L'album "Love can be found anywhere" suivra. A la fin des 60's, il est enfin reconnu par un large public, en particulier blanc, et devient un musicien de session très demandé, joueant avec des artistes reconnus tels que le pianiste Dave Alexander; Big Joe Turner, Big Mama Thornton ou même encore avec Ike&Tina Turner sur "The Hunter".
En 1971, Bill Szymczyk, le producteur des Eagles le prend sur son label "Tumbleweed Records". Malheureusement, Albert n'a le temps de sortir que l'album "There's gotta be a change" avant que le label ne fasse faillite. Privé de contrat, il passera les années suivantes à se produire sur scène, non plus seulement au Texas, mais dans tous les Etats-Unis où il démontre son talent de guitariste à un large public. On le retrouve aussi régulièrement au Fillmore West à partager l'affiche avec les Who, Buddy Miles, Elvis Bishop... On notera d'aileurs qu'on peut trouver les enregistrements de cette époque sur l'album "Alive and cool" paru sur un modeste label anglais.
Entre 1976 et 78, il prend sous son aile un jeune bluesman qui ne tardera pas à faire parler de lui: Robert Cray. Pendant deux ans, les deux guitaristes écument les bars des Etats-Unis jusqu'à ce qu'en 1978 Albert se fasse embaucher par le label Alligator. A peine sorti du succès d'une première tournée européenne (Pays-Bas, Suède), il sort aussitôt "Ice Pickin'". L'album qui est nominé aux Grammy Awards, sera élu "meilleur album de blues" par la majorité de la presse blues. Le succès immédiat entraîne la sortie d'autres albums: "Frostbite" (80) et "Frozen Alive" enregistré en mars 81 à Minneapolis. Albert est alors considéré comme une figure emblématique pour de nombreux jeunes guitaristes de blues blancs.
Durant les 80's, accompagné de son groupe, les "Icebreakers" (formé en 79) il parcourt l'Europe où on peut le voir de la Scandinavie à la Suisse (festival de Montreux), en passant par l'Allemagne et le Bénélux. A cette période, deux albums sortent: "Live In Japan" (82) et "Don't Loose Your Cool" (83). Enfin, en 85, il forme un super trio de bluesmen avec Robert Cray et Johnny Copeland le temps de l'album "Showdown". Albert avec sa musique qui déménage repartira ainsi avec un Grammy pour le meilleur album de blues. La même année, il joue aussi les invités sur "Midnight Creeper" des Rocky Hills.
En 86, il sort son dernier album pour Alligator: "Cold Snap". Il apparaît ensuite en invité de marque au côté de Joe Walsh, David Bowie ou encore Gary Moore. Cela étant, il brille toujours autant en soliste comme sur le "Blues concerto" composé par John Zorn. En 91, il passe chez "Pointblank Records" et sort "Iceman".
Les 90's sont des années de consécration. Tout le monde se l'arrache, de Robert Cray à John Lee Hooker. Et c'est dans la suite logique des choses qu'en 1992, dans un dernier souffle de vie, il réenregistre ses meilleurs titres en s'accompagnant d'invités tels que B.B. King ou Gary Moore pour son album "Collins Mix" qui récapitule toute sa carrière.
Le 24 novembre 1993, il meurt des suites d'un cancer à Las Vegas. Le grand du blues et de la guitare, sous-estimé pendant des années aura su retrouver le rang qui lui est dû à la fin de sa vie...
Comme d'habitude on reconnait un artiste aprés qu'il meurt . Albert Collins etait un trés grand guitariste qui à su lui aussi imposez son style dans le Blues !